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22 mars 2012

Lettre ouverte aux élus du Conseil Général 13

 

BUDGET 2012 DGAS :

Lettre ouverte aux élus de la Majorité départementale et à son Président…

Le personnel de la DGAS a pris connaissance du contenu des propositions budgétaires sur lesquelles vous allez devoir vous positionner lors de la séance de vote du budget de ce jour.

Ce budget prévoit :

Ø  La création d’une enveloppe budgétaire pour le recrutement de 15 postes d’auxiliaires (assistants socio-éducatif) au lieu des 18 annoncés en février 2012 et déjà tellement en dessous des besoins du terrain. Incidence financière : 404 833€.

Ø  Une extension de la majoration de la prime de précarité pour les agents de catégorie B, pour les seuls Assistants socio éducatif, éducateurs spécialisés, CSF, rédacteurs, EJE et les agents de catégorie C, Adjoints administratif  pour les seules  MDS du 13 ème Ouest, du Nautile, la Viste, les flamants, l’estaque , Pressensé , Bouès, Littoral. Incidence financière annuelle : 42 000 €.

Ø   Dans le cadre de la prévention de la délinquance, de confier la mise en œuvre d’actions de médiation visant à « …répondre aux besoins de tranquillité publique » …à une association pour un budget de 2 160 500 €.

Vous allez engager votre responsabilité d’élus sur des propositions parcellaires qui ne reflètent pas les besoins des populations et des personnels.  

Alors même que les instances de concertation prévues les 29 mars et 20 avril 2012 installent ce que nous croyons être un dialogue susceptible d’éclairer vos débats sur les questions relatives aux effectifs, à la reconnaissance de la précarité et à la Protection de l’Enfance et, ainsi, faciliter le retour à une vision globale de l’Action Sociale, des choix budgétaires sont effectués avant d’instaurer un véritable dialogue.

Le personnel de la DGAS, réuni en Assemblée Générale le 20 mars 2012, vous demande de réévaluer l’enveloppe consacrée à la prise en compte de la montée de la précarité sur l’ensemble du département, de repositionner la mission de la Protection de l’enfance comme ultra prioritaire et d’y allouer les budgets à la hauteur de l’intérêt supérieur de l’enfant, enfin, de réévaluer l’enveloppe des postes en tenant compte des besoins en terme d’accueil et d’accompagnement du public.

Défendons ensemble notre service social départemental !

TRAVAIL SOCIAL

Travail social : le Snuclias-FSU interpelle les candidats aux élections présidentielles et législatives
 
 

 
Adressé aux huit candidats à l’élection présidentielle « respectant les valeurs républicaines », le courrier insiste sur la dégradation des moyens et conditions du travail social « entre les pauvres et les marchés ».
 
La lettre a été postée mardi 20 mars 2012. Les candidats aux législatives la recevront plus tard. Rédigée par le Syndicat national unitaire collectivités locales, intérieur et affaires sociales-Fédération syndicale unitaire (Snuclias-FSU), premier syndicat non enseignant de la FSU qui regroupe environ 6 000 travailleurs sociaux et médico-sociaux, elle s’accompagne d’une brochure en forme de manifeste. Intitulé « le travail social entre les pauvres et les marchés », ce cri d’alarme développe les revendications sociales et professionnelles des travailleurs sociaux et leurs propositions.
 
Cri d’alarme - Placés en première ligne de ce qu’ils décrivent comme une « paupérisation et une précarisation massives», ils se disent confrontés depuis dix ans à des situations de plus en plus dégradées, qui s’étendent aux classes moyennes basses de la population, au détriment du maintien de la cohésion sociale. Leurs moyens, qu’ils qualifient de dérisoires, leur donnent le sentiment « d’écoper la misère », face à l’échec des politiques publiques.
 
« La montée du ras le bol dans les services sociaux est telle qu’une interpellation était nécessaire », soulignait Hervé Heurtebize, éducateur spécialisé au conseil général du val de Marne et membre du conseil national du Snuclias, lors de la présentation de cette adresse aux candidats qui décrit la pénurie vécue par ces travailleurs sociaux : « Au désengagement de l’Etat dans ses missions de régulation et dans son devoir de solidarité nationale s’ajoute la réduction des budgets sociaux des collectivités territoriales et de ceux des associations. Entre les pauvres et les marchés, les décideurs d’aujourd’hui choisissent les seconds » précisent-il à l’intention des possibles futurs présidents.
 
Au cœur de contradictions - Au contexte aggravé par la crise s’ajoutent, selon eux, des réorganisations qui tendent à vider de sens le travail social et placent ceux qui l’assurent au cœur de contradictions. « Nous passons trop de temps à remplir des dossiers de plus en plus volumineux au fur et à mesure que les aides se réduisent. De nouveaux modes de management mettent en cause notre professionnalisme », décrivait Gaëlle Chollet, assistante sociale au conseil général du Cher (lire témoignage ci-dessous), évoquant une « suspicion quantitative » quand le travail réel ne correspond pas aux statistiques attendues, et insistant sur la nécessité de résister et de réinterpeller ses collègues sur ce qui ne doit pas être accepté. Des collègues chargés de traiter la précarité, mais souvent eux-mêmes en contrats précaires sur des emplois non permanents ou en contrats aidés. La situation des titulaires s’est elle aussi dégradée. « Un assistant socio-éducatif commençait en 1985 à 2,25 Smic, il débute aujourd’hui à 1,18 Smic. C’est le seul cadre d’emploi qui n’a pas été revalorisé depuis vingt ans », pointait Didier Bourgoin, secrétaire national du Snuclias-FSU remarquant que les conditions de vie des professionnels du travail social ne sont pas si éloignées de celles des publics dont ils s’occupent.
 
La brochure de 45 pages envoyée aux candidats dresse des constats étayés sur « la gestion sociale de la crise » et sur « le travail social au cœur des contradictions » et développe treize propositions « pour lutter contre la pauvreté et reconstruire le travail social ». Le document se termine par une trentaine de « paroles libres de travailleurs sociaux ».
Le Snuclias-FSU demande notamment :
  • la mise en œuvre de droits sociaux pour tous : emploi décent, augmentation des salaires et des retraites, revalorisation des minima sociaux, droit au logement, droit à la santé, fiscalité juste, progressive et redistributive ;
  • un travail social respecté, reconnu et à l’autonomie protégée, disposant des moyens d’accompagner les publics des services sociaux : moyens en personnel qualifié, reconnaissance des qualifications professionnelles, intégration en catégorie A type pour les fonctionnaires et statut de cadre pour le secteur associatif, respect des droits des publics des services sociaux, péréquation de ressources pour compenser les inégalités territoriales, etc.


"Les collègues sont confrontés sur le terrain à une situation de plus en plus dégradée". C'est le Syndicat national unitaire Collectivités locales, Intérieur et Affaires sociales (SNUCLIAS-FSU) qui le dit, alors que l'organisation, qui défend les intérêts des travailleurs sociaux de la fonction publique, a envoyé, mardi 20 mars, un courrier aux candidats aux élections 2012 pour les interpeller "sur le bilan des politiques sociales actuelles et leur conséquences sur les populations et le travail social".


Ce texte, qui s'accompagne d'une brochure détaillant les constats et les revendications du syndicat, doit être adressé à huit des postulants à l'Elysée, à l'exception de Marine Le Pen et de Jacques Cheminade, qui "ne présentent pas les garanties républicaines nécessaires", selon son secrétaire général, Didier Bourgoin.

 
De véritables droits sociaux
Le SNUCLIAS-FSU s'y prononce, en premier lieu, pour "la mise en oeuvre de véritables droits sociaux pour tous, afin de rompre avec l'aggravation des phénomènes de précarité et de misère sociale".
Une revendication qui passe, entre autres, par la garantie d'un emploi décent pour tous, par l'augmentation des salaires et des retraites, par la revalorisation des minima sociaux ou encore par l'effectivité du droit au logement. L'organisation syndicale réclame en outre "un travail social respecté, reconnu et à l'autonomie protégée" et "qui dispose des moyens d'accompagner les publics des services sociaux".

Reconnaissance des professionnels
Une exigence qui inclut la reconnaissance des qualifications professionnelles, à commencer par l'homologation au niveau II français des diplômes d'Etat du travail social obtenus après trois ans d'études supérieures, ou encore l'intégration, dans la fonction publique, des travailleurs sociaux en catégorie A type et la création d'une filière complète jusqu'en A+ pour l'ensemble des agents du social et de l'éducatif. Sans oublier "la fin de la casse des conventions collectives du secteur sanitaire, médico-social et social (CC51 et CC66)".

L'une des demandes ainsi portées à la connaissance des candidats aux scrutins présidentiel et législatifs concerne "le respect des droits des publics des services sociaux et la protection renforcée des informations détenues par les travailleurs sociaux, le gel et la mise à plat de l'informatisation du travail social", dans l'intérêt des familles.

Pour le maintien de la cohésion sociale
Car "les salariés et les métiers du travail social ont ceci de particulier qu'ils ne peuvent pas défendre leurs propres intérêts sans défendre en même temps ceux des personnes pour lesquelles ils travaillent", et donc "des plus vulnérables, des plus fragiles", a pour sa part commenté Hervé Heurtebize, secrétaire national du SNUCLIAS-FSU, devant la presse spécialisée.
Une exigence d'autant plus cruciale à ses yeux que ses bénéficiaires ne peuvent pas être réduits aux usagers quotidiens des services sociaux, les demandeurs d'aides et de prestations sociales, d'aide éducative, "ceux qui sont qualifiés de pauvres, de  précaires, d'exclus, de marginaux".

Car "les personnes bénéficiaires du travail social sont aussi en dernière instance tous les citoyens tant il est vrai que le travail social constitue l'un des éléments de maintien de la cohésion sociale". Ceci étant "encore plus vrai aujourd'hui que beaucoup de nos concitoyens peuvent redouter qu'une rupture dans leur vie professionnelle, familiale, dans leur santé, ne les précipite dans l'exclusion sociale".
Cette interpellation constitue donc "un cri d'alarme sur les conditions d'exercice du travail social et aussi sur la dégradation de notre société".
 
Une perte de sens
Et le représentant syndical de décrire une situation où "les travailleurs sociaux passent désormais une partie de plus en plus importante de leur temps à remplir des dossiers d'autant plus volumineux que les aides se réduisent".
Un autre facteur mis en cause par le SNUCLIAS dans la dégradation des conditions de travail des professionnels du social réside par ailleurs dans les exigences croissantes d'une évaluation ressentie comme "une suspicion quantitative de la qualité de notre travail", a regretté pour sa part Gaëlle Chollet, assistante sociale dans le Cher, en soulignant le sentiment prégnant de "perte de sens" ressenti par les travailleurs sociaux dans leur activité.

"Est-ce que les travailleurs sociaux sont les agents de la régulation sociale ?", s'est interrogé à cet égard Didier Bourgoin, le secrétaire général du syndicat, en s'insurgeant : "Est-ce que leur travail, c'est d'apprendre aux familles à vivre avec les minima sociaux ?"
Et que penser des "demandes de placement d'enfants pour la seule raison que leurs parents n'ont pas de logement ?", avec pour conséquence "des familles séparées, disloquées du seul fait de problèmes sociaux et pas de comportements répréhensibles", s'est-il enfin indigné.
 

 
 

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15 mars 2012

Communiqué contre le Front National

L'Intersyndicale des Bouches-du-Rhône CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNSA  appelle les jeunes, les chômeurs, les salariés, les retraités à ne pas se tromper de colère !

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale, touche durement les salariés, les retraités, les demandeurs d’emplois alors qu’ils ne sont en rien responsables. La crise menace l’avenir des jeunes, des plus fragiles, met à mal le vivre ensemble et les solidarités. Elle accroit les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, la pauvreté et l’exclusion.

 

A rebours des attentes de tous, sur des mesures en faveur de la justice, de l’égalité et d’une juste répartition des richesses créées par le travail, ce gouvernement n’a eu de cesse d’accentuer les injustices sociales par le biais de multiples cadeaux fiscaux aux plus aisés et au grand patronat.


 

Ce pouvoir, a méprisé le dialogue social, comme le démontre sa surdité face aux exceptionnelles mobilisations sur les retraites. Il fustige le syndicalisme et s’en prend à ses représentants. Il organise la mise en concurrence des salariés, l’opposition entre français et étrangers et porte ainsi une lourde responsabilité dans la banalisation des thèses racistes.

Cette attitude a contribué à la montée des intentions de vote pour la candidate du Front National à un niveau préoccupant.

 

Les organisations syndicales, s’inquiètent de cette banalisation du Front National. Malgré l’habile stratégie de communication pour tenter de changer son image, ce parti n’a pas changé le fond de sa politique. Il s’inspire toujours des thèses des organisations fascistes qui ont mené l’Europe et le monde à la guerre et la catastrophe. Il instrumentalise le désarroi social, le sentiment d’abandon de façon totalement démagogique et demeure en réalité pleinement inscrit dans une logique de soutien au fort contre le faible et d’exploitation salariale ultime. Ainsi les organisations syndicales affirment avec force que le FN n’est pas un parti républicain comme les autres. Son concept de préférence nationale l’éloigne définitivement des principes républicaines de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de nos valeurs syndicales.

 

Le Front National représente un danger pour les salariés, puisqu’il ignore leurs revendications, notamment celles portées massivement par un large mouvement social sur la question des retraites. A l’occasion de ce conflit la candidate du FN n’ a pas hésité à traiter les manifestants d’émeutiers, en réclamant l’intervention contre eux des forces de l’ordre. Ce parti n’a de cesse d’attaquer la fonction publique et ses agents en prônant l’accentuation des politiques libérales déjà à l’œuvre, et développe un intense anti-syndicalisme. Le Front National demeure le relais des intérêts des forces de l’argent  les plus réactionnaires qui ne manquent aucune occasion pour tenter de précariser et réduire l’emploi et affaiblir les salaires.

 

Le vivre ensemble, les libertés démocratiques, le développement économique et social ont tout à craindre d’un parti à la doctrine ultra libérale et autoritaire et aux propositions discriminatoires et antisociales.L'intersyndicale des Bouches-du-Rhône décide de se mobiliser  pour contribuer à dévoiler la réalité des thèses et des positions du FN. Elles appellent les salariés, les jeunes, les chômeurs, les retraités du département à ne pas se tromper de colère et à participer massivement aux rendez vous démocratiques qui s’annoncent pour combattre le FN et porter leurs exigences en matière de liberté, d’égalité, de démocratie, de progrès social.

 

Marseille le 12 Mars 2012

09:13 Publié dans Tracts | Lien permanent | Commentaires (0)

14 mars 2012

Communiqué de presse du SNUCLIAS-FSU

Le SNUCLIAS-FSU (Syndicat National Unitaire, Collectivités locales, Intérieur et Affaires Sociales-Fédération Syndicale Unitaire) tiendra une conférence de presse sur le travail social le Mardi 20 mars 2012 à 10 heures à son siège : SNUCLIAS-FSU 173 rue de Charenton Paris 75012 Métro : Montgallet (ligne 8) Reuilly Diderot (lignes 1 et 8).

 

Il présentera sa campagne d’interpellation des candidats aux élections présidentielles et des candidats aux élections législatives :

- Sa lettre aux candidats,

- Sa brochure : « Le travail social, entre les pauvres et les marchés ».

 

Par cette campagne, le SNUCLIAS-FSU entend interpeller les candidats sur la dégradation du travail social dans les collectivités territoriales et les organismes qui mettent en oeuvre les politiques publiques d’action sociale. Il souhaite recueillir leurs solutions et les communiquer aux publics des services sociaux ainsi qu'aux professionnels du travail social, pour éclairer leurs choix.

 

Cette dégradation du travail social est la manifestation tangible des effets désastreux de la gestion actuelle de la crise. Elle révèle de manière éclatante la volonté délibérée de la faire payer aux pauvres et aux salariés. A l’aggravation de la pénurie des emplois s’ajoute celle dramatique des logements sociaux et des structures d’hébergement d’urgence. Au désengagement de l’Etat dans ses missions de régulation et dans son devoir de solidarité nationale s’ajoute la réduction des budgets sociaux des collectivités territoriales et de ceux des associations.

 

Entre les pauvres et les marchés, les décideurs d’aujourd’hui choisissent les seconds. Ils réduisent gravement les moyens d’intervention des services sociaux alors qu’ils sont plus que jamais indispensables aux plus faibles. Dans le même temps, ils livrent aux marchés financiers des pans entiers de politiques sociales.

 

Ces choix marginalisent de plus en plus de salariés, de retraités, de chômeurs, d'habitants des quartiers populaires, notamment les jeunes. Ceux qui survivent avec les minima sociaux risquent à tout moment de basculer dans la grande pauvreté. Victimes de la crise, ils sont désignés comme coupables qui profiteraient abusivement des aides publiques. Dans le même temps, les plus riches continuent de s’enrichir effrontément et les grands groupes financiers sont renfloués lorsqu’ils perdent au jeu de la spéculation.

 

Les orientations fixées au travail social, les moyens qui lui sont dévolus sont, aujourd’hui plus que jamais, les révélateurs de choix clairs de société. Le SNUCLIAS-FSU ne se satisfait pas d’effets de tribunes et de vagues promesses d’où qu’elles viennent. Il sollicite des engagements clairs et suivra avec vigilance leur mise en œuvre.

Com de presse ok SNUCLIAS travail social.pdf

09 mars 2012

Une plate-forme revendicative sur le travail social dans les Bouches-du-Rhône

Le SDU13-FSU du Conseil Général 13 et la CGT ont réalisé en commun une plate-forme revendicative de l’ensemble des professionnels du secteur social, médico-social, public, privé et associatif dans les Bouches-du-Rhône qu'ils présentent aux groupes des candidats aux futures élections.

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En France, le travail social est de plus en plus soumis à une conception marchande, à une vision purement économique de la relation d’aide, à une idéologie sécuritaire et répressive de l’intervention sociale. En effet, les choix politiques imposant des logiques comptables et gestionnaires sont responsables de l’effondrement des moyens mis à disposition des publics et des professionnels. Ces politiques portent atteinte aux concepts fondamentaux de solidarité et d’humanisme, inhérents à la relation d’aide.


La destruction organisée de cet outil de travail, les attaques fortes portées aux qualifications, métiers, savoir faire, expériences s’inscrivent dans un plan de destruction programmée des missions de service public.


Le SDU13-FSU du CG13, la CGT, et les professionnels s’indignent de ces dérives induites par des positionnements politiques qui conduisent à une stigmatisation des populations, à une instrumentalisation des dispositifs et des acteurs de l’action sociale à des fins de contrôle, à des atteintes sans précédent des droits des usagers et des enfants, à des dénis de démocratie, à un rejet du devoir de solidarité.
Partout sur l’Hexagone, des collectifs, groupes ou associations se développent pour défendre un service social de qualité, centré sur les besoins de l'usager, le respect de son identité, de son parcours et de son projet personnel.

Les organisations  CGT ADAI — CGT ADDAP — CGT ANEF — CGT ARS — CGT CCAS Marseille — CGT Conseil Général 13 — CGT Éduc’Action — CGT Hôpitaux — CGT IMF Marseille — CGT MECS L’Eau Vive — CGT Protis — CGT Sauvegarde 13 — FSU Conseil Général 13 — Salariés de l’ACPM — UGICT-CGT /CAF - Union Départementale CGT 13 revendiquent :


- Des services d’action sociale, éducative, et médico-sociale de qualité respectant les droits des usagers et des enfants,
- le respect du cadre d’intervention des professionnels, de leur éthique et déontologie,
- des moyens indispensables à l'exercice des missions obligatoires de service public cen-trées sur les besoins du public,
- des conditions de travail décentes respectant nos métiers, l’usager, le sens de nos missions.


Elles exigent :
- la défense par les élus d'un pacte social fort qui reconnaît le secteur sanitaire éduca-tif, social et médico-social comme axe prioritaire,
- une politique sociale basée sur la relation d’aide et l’arrêt de l’instrumentalisation des dispositifs,
- le retour aux notions fondamentales qui guident l'exercice de nos professions et permettent la mise en oeuvre d'une politique centrée sur les besoins de l'usager, le respect de son identité, de son parcours et de son projet personnel,
- le retour immédiat aux idées fondatrices de l'action éducative en rejetant les as-pects sécuritaires, répressifs et marchands de la conception actuelle de l’action so-ciale,
- des moyens et des effectifs, par la création de postes dans le secteur public, privé et associatif, la titularisation de tous les CDD et contrats précaires,
- la reconnaissance des métiers, des diplômes,

- la défense de conventions collectives, des déroulements de carrière à la hauteur des qualifications, une revalorisation salariale globale,
- le respect des règles de confidentialité et le respect du secret professionnel des as-sistants sociaux en référence aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal et du code de déontologie,
- l’arrêt de l’informatisation des dossiers sociaux,
- l’arrêt de toute politique de stigmatisation des populations.

Elles appellent l’ensemble des personnels du secteur social et médico-social à nous rejoindre pour faire aboutir de légitimes revendications.

Plateforme revendicative partenariale finalisée au 3 fevrier 2012.pdf

10:57 Publié dans DGAS, Tracts | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mars 2012

Manifestation pour le droit des femmes

 

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Journée de la Femme du 8 mars 2012

Pour le droit des femmes : jeudi 8 mars Rassemblement unitaire à Marseille - RDV 18h au Vieux-Port

Les femmes sont les premières touchées par une crise sociale et économique sans précédent.

Les mesures d’austérité prises par le gouvernement, prônées par les institutions internationales (UE, FMI, BCE) aggravent particulièrement la situation des plus faibles, des plus démuni-es, majoritairement des femmes : mères élevant seules leurs enfants, femmes migrantes sans papiers, femmes en situation économique précaire subissant un temps partiel imposé, femmes touchant un salaire de 25% inférieur à celui de leur collègue de travail homme, à qualification égale, femmes retraitées ayant une pension amputée par une carrière discontinue liée à la prise en charge des enfants, au chômage.

Les secteurs où les femmes sont majoritaires (aide à la personne, nettoyage, vente, commerce, éducation, petite enfance…) ont perdu énormément d’emplois et le taux de chômage des femmes augmente. Les attaques contre les services publics (santé école, petite enfance …) sont des facteurs aggravant de ces inégalités.

Les droits des femmes chèrement acquis sont menacés : les attaques contre le Planning familial, la disparition des centres IVG remet de fait en cause le droit à disposer de son corps, la fermeture des maternités accroît les inégalités sociales y compris pour mettre au monde un enfant . Les violences que les femmes subissent parce qu’elles sont femmes s’aggravent.

Ces mesures d’austérité, le retour d'un ordre moral que l'on croyait révolu font reculer les droits sociaux des femmes, accentuent leur précarité et aggravent les inégalités entre les hommes et les femmes.

En ce 8 mars 2012, les organisations syndicales du département appellent à la mobilisation les jeunes, les salariés, les privés d'emplois, les retraités, hommes et femmes, pour l'égalité des droits, l'égalité réelle dans l’entreprise, dans les services, dans la société.

Elles revendiquent la priorité au bien-être social, la disparition des discriminations sexistes, une égalité de salaire et de traitement, le droit à l'éducation et à la formation pour toutes et tous, la prise en compte du nombre d'enfants pour le calcul des retraites.

Elles se battent pour une société où hommes et femmes, seront également considérés dans leur travail, dans leurs activités quotidiennes, une société bannissant toutes les discriminations, une société régie par les principes d'égalité et de solidarité.

8 mars 2012 Journée de la Femme

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Mobilité DGAS

  Marseille, le 6 septembre 2011 

Lettre ouverte au DRH

 

 

Monsieur le Directeur,

 

Notre syndicat est régulièrement interpellé par des agents de MDS au sujet des mobilités au sein de la Direction Générale Adjointe de la Solidarité.

 

Leurs interrogations nous amènent aujourd’hui à vous poser plusieurs questions :

 

·                    Comment se fait-il qu’une « mutation » entre MDS de proximité et MDS de territoire, sur le même type de poste, passe par la commission de mobilité ?

La gestion du personnel dépendant du même encadrement, ceci nous parait en totale contradiction avec le sens même de la qualification de « proximité »… à moins que les MDS de proximité ne soient devenues des MDS de plein exercice…

·                    Dans le cadre des mobilités, les directeurs de MDS sont maintenant amenés à donner un avis sur les candidats. Quel est le poids de cet avis face aux critères objectifs des points, officiellement retenu par la commission de mobilité ?

·                    Quel est le sens d’un entretien entre le candidat et le directeur, surtout quand celui-ci a lieu après la commission de mobilité, comme ce fut le cas dans une MDS récemment ? Quel respect est alors accordé à la démarche du candidat ?

·                    Quelle est la pertinence de l’avis d’un directeur lorsqu’il reçoit seul des personnels sans adjoint technique social ou médical, voire, quand l’entretien se contente d’être téléphonique ?

·                    La DRH s’assure-t-elle que, conformément à ce qui est énoncé dans Le guide de la Mobilité, la « règle des 3 ans » ne soit pas opposée à un agent en l’absence de toute autre candidature interne ?

 

Plusieurs exemples nous ont amené à nous interroger sur la connaissance que certains directeurs de MDS ont des procédures. La mobilité reste un sujet sensible pour les personnels. Le manque de transparence et de visibilité sur cette question ne fait qu’accroitre l’incompréhension et générer un sentiment de défiance chez les agents.

En conséquence, notre syndicat réitère la demande d’une réunion sur les critères de mobilité, les procédures et les recours éventuels.

 

Dans l’attente nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos respectueuses salutations.

                                                           Pour la FSU

                                                                                                          Bruno BIDET

Qiétude 13

 

Marseille, le 28 juin 2011

 

Lettre ouverte

 

à

 

Monsieur Jean Noël GUÉRINI

 

Président du Conseil Général

 

des Bouches-du-Rhône

 

Monsieur le Président,

 

Vous avez présidé le Comité Technique Paritaire le 10 mai 2011. À cette occa-sion vous avez réaffirmé votre volonté de maintenir, pour vos agents, tous les avantages acquis et préserver, pour les usagers du département, un service public de qualité envers et contre tout.

 

Aujourd’hui vous fermez une fois de plus un service dont les missions sont obli-gatoires.

 

En effet, après les psychologues du service des adoptions, les consultations de médecine préventives des agents des collèges, c’est au tour du service de pla-teforme téléphonique Quiétude 13, concernant les personnes âgées du dépar-tement, d’être privatisé.

 

L’ensemble des organisations syndicales de la Collectivité refuse cette politique de privatisation que vous mettez en place et qui est en contradiction avec les propos que vous tenez à chacune de vos interventions publiques.

 

Le « nouveau cru » aurait il déjà un goût de vinaigre ?

 

Le personnel et leurs organisations syndicales vous demandent de re-venir sur votre décision et de mettre les moyens nécessaires pour un bon fonctionnement des services publics.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de nos saluta-tions distinguées.

 

Jour de carence

 

JOUR DE CARENCE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

 

UNE MESURE INIQUE ET INEFFICACE

Le SDU13- FSU condamne l'instauration d'un jour de carence dans la Fonction Publique à compter du 1er janvier 2012.

Nous ne comprenons pas la précipitation avec laquelle certains employeurs territoriaux se saisissent de cette question pour l'appliquer aussi rapidement alors que des élus de la représentation nationale sont opposés tant à l’ssemblée Nationale qu’u Sénat qui a, en ce qui le concerne, rejeté le texte de loi.

Politiquement cette mesure est inacceptable : elle est inique, inefficace et imbécile.

‐ C’est une nouvelle attaque contre la protection sociale annoncée par le gouvernement dans le cadre d'un nouveau plan de rigueur. C'est une mesure essentiellement électoraliste visant à stigmatiser les fonctionnaires. C'est oublier que 75 % des salariés du secteur privé ne sont pas pénalisés par les jours de carence qui sont couverts par les conventions collectives et pris en charge par les employeurs. De plus cette mesure est inefficace sur le plan économique. En effet les retenues sur le salaire des fonctionnaires des 3 fonctions publiques ne seront même pas reversées au budget de la sécurité sociale, au contraire moins de salaire génèrera moins de cotisations sociales, donc moins de moyens pour la protection sociale.

‐ Cette décision unilatérale et autoritaire, instaurée sans concertation par l'article 105 de la loi de finance de décembre 2011, est en totale contradiction totale avec l'art 57 de la loi du 26 janvier 1984 régissant le statut des fonctionnaires qui dispose que les agents conservent l'intégralité de leur traitement pour 3 mois et un demi‐traitement pendant 9 mois en cas de maladie ordinaire. En l'absence de toute clarification juridique une circulaire d'application est attendue. Des recours au Tribunal Administratif vont être effectués, il n'y a donc aucune urgence à appliquer une disposition adoptée dans la précipitation et en l’bsence de toute concertation pourtant prévue par les accords de Bercy sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique.

Ainsi, la FSU s'est élevée contre le fait qu’ne nouvelle fois le gouvernement  s’attaque directement au statut général de la fonction publique en modifiant la loi sans demander l'avis d'un Conseil Supérieur (État, Hospitalier, Territorial) ou du Conseil Commun pour les 3 fonctions publiques, qu'il vient pourtant d'installer fin janvier 2012, s’exonérant ainsi du minimum de dialogue social réglementaire avec les organisations syndicales représentant les personnels.

C’est également pourquoi nous demandons aux collectivités territoriales de surseoir à toute décision qui pénaliserait financièrement les agents qui bénéficient d’un congé de maladie.