SNUTER CD 13 FSU

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25 novembre 2016

Calendrier d'actions FSU - CGT

Les Agents de la DGAS réunis nombreux annoncent le calendrier d’actions à venir !

Les Assemblées générales des 18 et 20 octobre 2016 ont réuni à Marseille les agents de l’Insertion, de la DITAS et de l’Enfance Famille.

Consultez le tract :

Tract DGAS 2 suite aux Ag des 18 et 20 octobre 2016.pdf

 

La FSU et la CGT écrivent à Mme VASSAL

Lettre Ouverte à Madame la Présidente du Conseil départemental des Bouches du Rhône

À l’occasion du 27ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : les professionnels en charge de l’Enfance en danger s’adressent à vous !

Les personnels de Cohésion Sociale, de Protection de l’Enfance comme de la Protection Maternelle et Infantile se mobilisent de nouveau pour que vous entendiez l’urgence à agir dans l’intérêt premier des enfants confiés à notre département.

En effet depuis votre élection à la tête de la Collectivité, vous vous exprimez régulièrement sur « les enjeux économiques de la Provence », sur « la dynamique de l’Accélérateur de l’emploi », sur les transports, l’emploi, sur « le Département qui s’engage… »… ?

Cependant, la Mission protection de l’Enfance comme celle de prévention bien que compétences obligatoires du Conseil Départemental, restent absentes des discours médiatisés et des préoccupations énoncées ! Elles sont oubliées et malmenées par notre collectivité !

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, nos syndicats vous rappellent que sur le terrain les équipes, s’épuisent à défendre des moyens pour continuer à œuvrer dans l’intérêt des enfants.

Nous, agents du département revendiquons une politique de l’Enfance ambitieuse et innovante qui prenne en compte les besoins et l’intérêt premier des enfants et non pas seulement l’intégration des contraintes budgétaires !

Ils exigent avec leurs organisations syndicales:

  • un repositionnement fort du Conseil Départemental comme chef de file et donneur d’ordre à l’endroit de certains partenaires, en particulier la DIMEF, qui refuse les adolescents en rupture de placements et décide seule…
  • Des moyens pour des placements adaptés: création de places spécifiques dédiées aux enfants ou adolescents en grande vulnérabilité, en rupture forte et en échec de placement, présentant des troubles graves du comportement… les structures ouvertes récemment ne permettent toujours pas de répondre à tous les besoins. Pas assez non plus de places de soin dans les hôpitaux spécialisés pour les adolescents en grande souffrance !
  • Le Remplacement urgent des postes vacants en équipe enfance (agents et Adjoints Enfance/Famille) et le Renforcement du nombre de travailleurs sociaux et de psychologues affectés en Enfance Famille dans les MDS.
  • De véritables moyens (locaux, personnels, formation) pour la mise en œuvre des visites médiatisées sur les MDS car c’est un outil indispensable dans l’évaluation de la nature du lien d’attachement du parent à son enfant, dans la protection et l’accompagnement de l’enfant et de sa famille….
  • La prise en compte des jeunes majeurs avec le maintien du suivi par un travailleur social.
  • La mise en place pour toutes les équipes travaillant en Enfance-Famille, des formations d’analyse de pratiques et/ou de supervision sur le placement familial, sur le placement des enfants.
  • L’arrêt des changements systématiques des référents dès lors que l’autorité parentale change de domiciliation, dans le respect du parcours sécurisé de l’Enfant, tel que la loi de mars 2016 le réaffirme.

Encore aujourd’hui, à l’occasion de la présentation de la journée des droits de l’Enfant, les agents exerçant les missions de prévention et de protection de l’Enfance et leurs organisations syndicales revendiquent des moyens et le respect de leurs techniques d’intervention dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

La situation est aujourd’hui trop grave pour continuer a être ignorée, nous sollicitons une Rendez-vous afin de vous exposer l’ampleur des difficultés et échanger sur nos propositions et revendications.

Dans cette attente nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, nos respectueuses salutations.

V.MARQUE                                                                                                              C.AMOROS

Syndicat CGT                                                                                                         Syndicat FSU

10 octobre 2016

Message de la FSU dans le cadre des élections présidentielles

A toutes et tous les agent-es de la Fonction publique

150110_manif_marseille_3.jpg


Cher-es collègues,

Les prochaines échéances électorales imposent déjà leurs thèmes et leur rythme. Parmi eux, le sujet de la Fonction publique et surtout de l'avenir réservé à ses agent-es. La FSU a pour habitude de dénoncer régulièrement chaque caricature, chaque mensonge, chaque parole porteuse de menace, de recul pour les agent-es et la Fonction publique. Elle continuera à le faire tout comme elle restera force de proposition, et soutiendra toute annonce, toute initiative porteuse d’amélioration. Être le meilleur outil syndical au service des personnels, de leurs aspirations, de leurs revendications, être sans relâche déterminés à les défendre, tel est l’engagement de la FSU et de ses syndicats nationaux.
Dans ce combat, elle aura besoin du soutien actif de tous et toutes les agent-es.
La FSU intervient quotidiennement, dans toutes les instances de dialogue social, aux niveaux local et national, pour défendre les agent-es, améliorer leur situation et leurs droits. Création d'emplois publics à la hauteur des besoins, reconnaissance des métiers, des missions et des qualifications des agent-es, amélioration de leur pouvoir d’achat et de leurs carrières, amélioration du statut au service de l’intérêt général, défense des conditions de travail et lutte contre la souffrance au travail…, c'est l'engagement quotidien de notre organisation. Ainsi, lors du dernier Conseil Commun de la Fonction publique, elle a exigé de la Ministre que les chantiers lancés trouvent un aboutissement rapide, notamment en ce qui concerne les mesures de revalorisation du protocole « PPCR » (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations) avec l’impérieuse nécessité qu'elles profitent rapidement et en totalité à tous les agent-es.
La FSU défend des droits nouveaux pour toutes et tous : elle intervient ainsi à chaque occasion comme par exemple sur le « Compte Personnel de Formation », afin qu'il permette aux agent-es de suivre davantage de formations de leur propre initiative, que ce soit pour leur développement personnel, professionnel, ou encore pour se former à une autre mission. La FSU milite pour que la médecine de prévention et l’action sociale, indispensables pour améliorer la situation des agent-es, évoluent avec des budgets adéquats.
La FSU n’en a jamais rabattu sur son ambition revendicative concernant les salaires. Elle continue sans relâche d'exiger un plan de rattrapage pour améliorer les rémunérations après avoir obtenu, grâce à l’action collective et à la mobilisation des agent-es, le dégel du point d'indice et une augmentation de 1,2 % de ce dernier.
La FSU confirme et persiste également dans son engagement contre la précarité. Un-e agent-e sur cinq n'est toujours pas titulaire. Le dispositif de la loi Sauvadet est notoirement insuffisant pour résoudre cette crise. C'est pourquoi la FSU interpellera une nouvelle fois le gouvernement lors d’une journée d'action le 13 octobre prochain. A un moment où notre pays a tant besoin de «faire société», la FSU reste convaincue que la défense de l'intérêt général est essentielle et que la fonction publique est bien un investissement et non une charge. Education, Recherche, Justice, Culture, Santé, Ecologie, Agriculture, Emploi, Finances… c'est par le biais de services publics de qualité que l'égalité d'accès aux droits élémentaires pourra être effective pour toutes et tous les citoyen-es sur l'ensemble du territoire.
La FSU réaffirme que c'est grâce au travail et à l'engagement quotidiens de chacun et chacune des plus de cinq millions d'agent-es de la Fonction publique que cela est possible. De cet engagement les agent-es peuvent être fièr-es. C'est pour cela qu'avec vous la FSU reste mobilisée pour défendre et améliorer la situation de chacun et chacune.
 
Bernadette Groison,
Secrétaire Générale FSU

 

19 septembre 2016

Guide des carrières 2017

arton357-710f1.png

Consulter sur notre site le guide des carrières pour avoir les informations concernant les modifications des grilles de salaires de tous les fonctionnaires territoriaux

un nouveau Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement professionnel (RIFSEEP).

guide méthodologique RIFSEP CDG 84.pdf 

...............................................................................................................................................................

Le décret n°2014-513 du 20 mai 2014 institue pour les fonctionnaires de l’Etat un nouveau Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement professionnel (RIFSEEP).

Le RIFSEEP se substitue à l’Indemnité Forfaitaire Représentative de Sujétions et de Travaux Supplémentaires (IFRSTS) et à la Prime de Fonctions et de Résultats (PFR) prévues respectivement par les décrets n°2002-1105 du 30 août 2002 et n°2008-1533 du 22 décembre 2008, abrogés au 31 décembre 2015 (décret n°2015-661 du 10 juin 2015).

L’abrogation de ces décrets modifie les références des primes auxquelles peuvent prétendre les fonctionnaires territoriaux au regard du principe d’équivalence avec ceux de la fonction publique de l’Etat.

Pour autant, si le décret du 20 mai 2014 pose le principe de la généralisation du RIFSEEP au plus tard le 1er janvier 2017, le nouveau régime entre progressivement en vigueur. Des arrêts interministériels fixent la liste des corps et emplois bénéficiant du RIFSEEP, et chaque ministère est inscrit en annexe des arrêtés lorsqu’il a élaboré un schéma d’adhésion des différents corps et emplois qui le concernent.

Cependant, même si les taux généraux sont progressivement connus, les annexes ne sont pas encore toutes complétées, différant obligatoirement la mise en œuvre du nouveau régime par les employeurs locaux. Seuls font néanmoins exception :

- depuis le 1er juillet 2015 : les administrateurs civils, référence expresse des administrateurs territoriaux

- depuis le 1er janvier 2016 :

Les FILIERES et CADRES D’EMPLOIS concernés :

Administrative : Attachés, Secrétaires de mairie,  Rédacteurs,  Adjoints administratifs.

Technique : Techniciens.

Médico-sociale : Conseillers socio-éducatifs, Assistants socio-éducatifs,  Agents sociaux, ATSEM.

Sportive : Educateurs des APS, Opérateurs des APS,  Animation, Animateurs, Adjoints d’animation.

Le CD13 a pris la décision d’appliquer ce régime indemnitaire. Une première réunion est prévue le 27 Septembre 2016 présidée par Mme MIQUELLY (Conseiller départemental Déléguée au personnel, Mme la DGS et M. le DRH.

La FSU vous informera de l’avancement de ce dossier qui de notre point de vue n'est pas urgent...

16 septembre 2016

Direction de la Culture

                                                                          fsu.png

 

Conseil Départemental 13

Lundi 3 Octobre 2016 de 10h à 12h

Deux heures d’informations syndicales

à l’auditorium pour tous les agents

des Archives et Bibliothèque Gaston Defferre

 

Les syndicats FSU et CGT du Conseil Départemental 13 organisent deux heures d’informations syndicales dans l’amphithéâtre situé dans le hall des ABD le Lundi 3 Octobre 2016 de 10h à 12h. Tous les agents sont invités à y participer.

A l’ordre du jour :

-       Compte-rendu des délégations FSU et CGT suite au rendez-vous du 14/09 avec la DRH et la Direction de la Culture.

-       Débats et décisions des personnels des ABD.

 

Nous vous attendons nombreux à cette AG et comptons sur votre présence.

Pour nous contacter :

Syndicat FSU ; Hôtel du département ; Bureaux A2042, 2043, 2044 ; Tél : 0413311961 ; 11962 ; 11963 ;

Courriel : syndicat.fsu@cg13.fr ; Site Internet : http://sducg13.hautetfort.com/

Syndicat CGT  ; Hôtel du département ; Bureaux A1129 et A1131 ; Tél : 0413311970 ; 11971 ; 11972 ; 11973 et 11074 ;

Courriel : syndicat.cgt@cg13.fr ; Site Internet : www.cgt-cg13.org

12 septembre 2016

LOI TRAVAIL : le combat continu !

Toujours debout contre la loi El Khomri-Valls !

La loi Travail n'est pas bonne pour les salarié-e-s et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l'économie du pays. Cette loi affaiblit les conventions collectives au profit des accords d'entreprise et elle accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l'alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Pourtant le chômage et la précarité augmentent. Ainsi cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d'acquis sociaux, car affaiblir le code du travail, c'est affaiblir les droits de tous les salarié-e-s !

300px-CIBLE-DE-LA-PRECARITE.jpg

L'emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyen-ne-s. C’est pour cela que cette loi reste rejetée par plus des 2/3 des Français et que le 49-3 fut honteusement utilisé pour la faire passer au Parlement. Il est clair qu'à terme la fonction publique sera aussi concernée car nombre de règles statutaires relève de la transposition de dispositions du code du travail (dialogue social, respect de la hiérarchie des normes et des droits collectifs, temps de travail, etc.). C'est pourquoi la FSU 13 (avec les autres organisations syndicales du département) continuera à mener tous les débats nécessaires avec les salarié-e-s et les jeunes pour, à l'inverse de cette loi, promouvoir d'autres propositions, obtenir son abrogation et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous. La FSU 13 appelle, dans l’unité, les salarié-e-s, privé-e-s d'emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement (par la grève ou par tout autre moyen d’action décidé collectivement) pour réussir la journée d'action du Jeudi 15 septembre contre la loi Travail, pour obtenir l'abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

A Marseille, la FSU 13 appelle à participer à la manifestation unitaire à 10h30 au Vieux Port.

Communiqué des fédérations syndicales de la Fonction publique
CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP

Les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP appellent tous les personnels de la Fonction publique à participer aux actions de mobilisation (rassemblements, manifestations, grèves…) organisées lors de la journée du 15 septembre 2016 contre la loi Travail à l’initiative des organisations syndicales interprofessionnelles CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU, UNEF, FIDL, UNL.

Pendant quatre mois, les salarié-es, les agent-es, les chômeur-euses, les précaires, les jeunes et les retraité-es, se sont mobilisés pour s’opposer au projet de loi. Sans majorité, ni dans l’opinion ni à l’Assemblée nationale, le gouvernement a décidé d’utiliser le 49.3 pour imposer cette loi. Ce coup de force reste inadmissible et tourne le dos à la démocratie sociale.

Cette loi est mauvaise pour les salariés du secteur privé car elle donne de nouveaux leviers au dumping social. En effet, notamment en inversant la hiérarchie des normes qui affaiblit les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, elle accroît la concurrence entre entreprises qui vont alors s’aligner sur le « moins offrant » pour les salarié-es. Cette situation va engendrer encore plus de flexibilité et de précarité. Les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail dans un passé récent (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui toutes les conséquences néfastes.

577e0bb8351617a3364dd1e3cc93ea39.jpg

L’Organisation Internationale du Travail constate que cette loi va à l’encontre de ses conventions 87 et 98 en matière de négociation collective et de libertés syndicales.
La Fonction publique et les services publics sont déjà mis à mal par nombre de réformes. Ils seront touchés par la logique de la loi travail si nous n’y faisons pas échec.

En effet, nombre de règles inscrites dans le statut de la Fonction publique relèvent de la transposition de dispositions du Code du travail (dialogue social, caractère national du droit s’appliquant aux cadres locaux de gestion, temps de travail, mobilité, flexibilité, etc).

Les discours marquant l’entrée en campagne pour les élections présidentielles d’un certain nombre de candidats révèlent leur volonté d’en découdre avec la fonction publique.

La loi Travail leur en ouvre la porte : remise en cause du dialogue social et du statut notamment en ce qui concerne la garantie de l’emploi, la définition du temps de travail et des conditions de travail. S’agissant du statut, le maintien et le développement des garanties sont la condition de la pérennité des missions et de l’égalité entre agents.
Pour nos organisations, il est indispensable et urgent de permettre à chacun-une, dans le public comme dans le privé, de pouvoir bénéficier d’un emploi stable, de qualité et aussi d’une formation professionnelle à la hauteur des métiers, des missions exercées et des choix professionnels des salarié-es et des agent-es.

C’est pourquoi nos organisations appellent les agent-es de la Fonction publique à se mobiliser pour l’abrogation de cette loi et la définition de nouveaux droits pour toutes et tous.

Paris le 6 septembre 2016

Pour l'avenir du Travail Social

ts 8 9.jpg 

Le 8 septembre le SNUTER CD13 était présent à cette action qui se tenait à Paris.

IMG_3763.JPG

Le cortége en intersyndicale à battu le pavé parisien.

image.jpg

Communiqués des fédérations de fonctionnaires

Communiqué des fédérations syndicales de la Fonction publique CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP

mardi 06 septembre 2016
 

Les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP appellent tous les personnels de la Fonction publique à participer aux actions de mobilisation (rassemblements, manifestations, grèves…) organisées lors de la journée du 15 septembre 2016 contre la loi Travail à l’initiative des organisations syndicales interprofessionnelles CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU, UNEF, FIDL, UNL.

Pendant quatre mois, les salarié-es, les agent-es, les chômeur-euses, les précaires, les jeunes et les retraité-es, se sont mobilisés pour s’opposer au projet de loi. Sans majorité, ni dans l’opinion ni à l’Assemblée nationale, le gouvernement a décidé d’utiliser le 49.3 pour imposer cette loi. Ce coup de force reste inadmissible et tourne le dos à la démocratie sociale.

Cette loi est mauvaise pour les salariés du secteur privé car elle donne de nouveaux leviers au dumping social. En effet, notamment en inversant la hiérarchie des normes qui affaiblit les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, elle accroît la concurrence entre entreprises qui vont alors s’aligner sur le « moins offrant » pour les salarié-es. Cette situation va engendrer encore plus de flexibilité et de précarité. Les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail dans un passé récent (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui toutes les conséquences néfastes.

L’Organisation Internationale du Travail constate que cette loi va à l’encontre de ses conventions 87 et 98 en matière de négociation collective et de libertés syndicales.

La Fonction publique et les services publics sont déjà mis à mal par nombre de réformes. Ils seront touchés par la logique de la loi travail si nous n’y faisons pas échec.

En effet, nombre de règles inscrites dans le statut de la Fonction publique relèvent de la transposition de dispositions du Code du travail (dialogue social, caractère national du droit s’appliquant aux cadres locaux de gestion, temps de travail, mobilité, flexibilité, etc).

Les discours marquant l’entrée en campagne pour les élections présidentielles d’un certain nombre de candidats révèlent leur volonté d’en découdre avec la fonction publique.
La loi Travail leur en ouvre la porte : remise en cause du dialogue social et du statut notamment en ce qui concerne la garantie de l’emploi, la définition du temps de travail et des conditions de travail. S’agissant du statut, le maintien et le développement des garanties sont la condition de la pérennité des missions et de l’égalité entre agents.

Pour nos organisations, il est indispensable et urgent de permettre à chacun-une, dans le public comme dans le privé, de pouvoir bénéficier d’un emploi stable, de qualité et aussi d’une formation professionnelle à la hauteur des métiers, des missions exercées et des choix professionnels des salarié-es et des agent-es.

C’est pourquoi nos organisations appellent les agent-es de la Fonction publique à se mobiliser pour l’abrogation de cette loi et la définition de nouveaux droits pour toutes et tous.

 

25 juillet 2016

Loi Travail


Indispensables négociations

« Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement (…) fait l’objet d’une concertation préalable avec les organisations syndicales (…) ».
L’exécutif aurait-il oublié l’article 1 du Code du travail qu’il s’apprête à réformer contre vents et marées ?
Il ne peut y avoir d’évolution, de réforme, contre les salariés, les personnels et a fortiori contre la majorité des organisations syndicales et des citoyens.
C’est ce qu’expriment depuis maintenant trois mois des centaines et des centaines de milliers de salariés du privé comme du public, de jeunes, de retraités, de précaires ou de privés d’emplois. Déterminés, et revendicatifs mais pacifiques quoi qu’en disent certains.
C’est ce que veut l’intersyndicale interprofessionnelle et les organisations de jeunesse dont la FSU est partie prenante.

Diviser les salariés, jouer le jeu trouble des amalgames et des approximations, des accusations, exacerber les clivages alors même que notre pays a besoin, dans un contexte tendu et difficile, de faire vivre ses valeurs, de cohésion et de rassemblement est tout simplement irresponsable.

Il est encore temps de renouer les fils de la discussion. Dans le privé comme dans la Fonction Publique, dans l’Education comme dans les autres ministères, dans les collectivités locales… il n’est pas trop tard pour créer des espaces où toutes les forces sociales peuvent faire entendre leurs propositions, pour faire la démonstration que le dialogue social n’est pas qu’un slogan creux mais une condition indispensable pour offrir enfin de réelles perspectives à toutes et tous.

FSU13

160623manifmars.jpg