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04 mars 2019

"Refonder le contrat social avec les fonctionnaires"

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Anicet Le Pors, ministre de la Fonction publique entre 1981 et 1984

Emmanuel Macron a décidé de s’en prendre aux salariés sous statuts, que ceux-ci soient réglementaires ou législatifs. Il a notamment stigmatisé au cours de la campagne présidentielle le statut général des fonctionnaires, le jugeant « inapproprié ». Arrivé à la tête de l’État il a d’abord parachevé la réforme du code du travail entreprise sous le quinquennat de François Hollande imposant comme référence sociale majeure le contrat individuel de droit privé négocié de gré à gré tout en bas de la hiérarchie des normes. Restait alors à en généraliser l’application, dans le privé comme dans le public. Il y avait des précédents (La Poste, France Télécom), mais le président de la République a choisi d’entreprendre sa croisade néolibérale par la réforme de la SNCF pour supprimer le statut des cheminots au sein d’un service public dégradé. La rouie était libre alors pour une réforme de la fonction publique concernant un cinquième de la population active du pays.

À cette fin, le premier ministre Édouard Philippe a lancé, le 13 octobre 2017, une gigantesque opération baptisée CAP22, à la fois un leurre au sens où l’exécutif savait parfaitement ce qu’il voulait faire, mais c’était aussi le moyen d’accréditer l’idée d’une politique sérieuse parce que complexe et d’une réelle élaboration collective. Mais la démarche s’est révélée chaotique, un rapport qui devait être rendu public fin mars 2018 ne l’a pas été et l’opération a tourné au fiasco. Car dès le 1er février 2018 le premier ministre a annoncé les trois terrains principaux de la réforme : le recrutement massif de contractuels au lieu du recrutement par concours de fonctionnaires, l’établissement de plans de départs volontaires, la rémunération dite au mérite. Ces orientations ont été renouvelées lors d’un second comité interministériel de transformation publique, le 29 octobre et un projet de réforme de la fonction publique a été présenté le 13 février 2019, dans la perspective d’une adoption définitive d’un projet de loi avant l’été.

Le statut général des fonctionnaires n’a cessé d’être attaqué depuis la promulgation de son titre 1er par la loi du 13 juillet 1983, soit sous forme d’offensives frontales (loi Galland du 13 juillet 1987, rapport annuel du Conseil d’État en 2003, réforme Sarkozy-livre blanc Silicani en 2007-2008), soit sous forme de plusieurs centaines de modifications ponctuelles du statut général conduisant à un véritable « mitage » du texte et le dénaturant partiellement. Il reste que, par là et depuis 36 ans, le statut a néanmoins prouvé sa solidité et son adaptabilité. L’opération CAP 22 relevait de la première catégorie. Inscrivant leur démarche dans la seconde catégorie, les promoteurs de la réforme aujourd’hui présentée affirment vouloir maintenir le statut, mais les nombreuses modifications annoncées pourraient, à terme, le rendre inopérant. Ce qui singularise la politique actuelle c’est une volonté de substituer l’idéologie managériale à l’esprit de service public et pour cela lever tous les obstacles à sa marchandisation. Les conséquences en seraient graves pour les administrations de l’État, des collectivités territoriales et les établissements publics hospitaliers et de recherche. Une politique profondément contraire à la conception française de la fonction publique. Ce serait, pensent les managers qui nous gouvernent, l’heure enfin venue du New Public Management.

Un projet qui aligne le secteur public sur le secteur privé

Le projet met d’entrée en cause un statut qui n’offrirait pas aux fonctionnaires « la reconnaissance et les perspectives professionnelles escomptées ». Mais outre qu’une telle affirmation ne repose sur aucune enquête d’opinion, elle dispense ses auteurs de l’analyse des causes d’une insatisfaction réelle des agents de la fonction publique qui tiennent notamment à la nature des missions qui leurs sont assignées par les exécutifs, aux conditions de vie et de travail qui leurs sont faites, à l’insuffisance de leur pouvoir d’achat et à la précarité, aux entraves mises à l’exercice des droits. Cette carence dans l’analyse scientifique des causes se retrouve dans celle des effets des mesures envisagées. Aucune étude d’impact ne figure au dossier communiqué aux organisations syndicales alors qu’une telle étude devrait être préalable à toute formulation des réformes. Cette politique est dépourvue de toute réflexion sur la gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences, de la mise en œuvre de multi-carrières assorties des formations correspondantes, de justification sérieuse sur le recours aux contractuels, de la mesure concrète des incidences sectorielles de la numérisation, des conditions de promotion de l’égalité femmes-hommes, de la participation effective des personnels à la gestion des services au lieu de bavardages récurrents sur le dialogue social.

Toutes autres sont les préoccupations du gouvernement qui n’aborde la réforme du statut que sous l’angle d’une simple transposition de management de l’entreprise privée au secteur public. Il s’agit de « responsabiliser les managers publics en développant les leviers qui leur permettront d’être de vrais chefs d’équipe ». On voit ici poindre une conception autoritaire antérieure au statut qui nécessite la levée de toute contrainte à l’exercice d’un pouvoir hiérarchique qui ne souffre pas la discussion. À cette fin la mesure principale consiste à recruter massivement des contractuels à tous niveaux et dans toutes les catégories de la fonction publique de l’État afin de disposer de personnels plus dociles par conformisme ou intérêt. Il est significativement précisé que des contractuels venant du privé pourront occuper des postes de direction. Les contrats pourront prendre la forme de contrats de projets, lesquels projets pouvaient tout aussi bien être conçus dans le cadre statutaire actuel. Un nouveau type de CDD pour la fonction publique sera créé. La fonction publique territoriale verra élargies les possibilités de contrats à temps non complets. Le projet prévoit également, bien que de manière encore très imprécise, des mesures clairement, inspirées du code du travail, la possibilité de rupture conventionnelle des contrats, plans de départs volontaires, etc. Toutes ces dispositions visent à écarter progressivement les fonctionnaires en place au profit de personnels sous contrats.

Un projet qui porte atteinte au service public et qui réduit les garanties statutaires

Cette politique qui vise à affaiblir le statut en le contournant, est en premier lieu préjudiciable à l’administration elle-même dont la neutralité et l’impartialité sont menacées par un recrutement moins garanti dans son intégrité, une formation non maitrisée et une stabilité réduite. D’où les références incantatoires à la déontologie, expression particulière de l’extension recherchée du « droit souple », non normatif. Le contrat assorti d’un code de bonne conduite est généralement plus permissif que le droit positif. Au plan territorial ces pratiques ont la faveur des gestionnaires des métropoles et des intercommunalités, mais gagnent aussi certains élus locaux. Certaines des dispositions du projet vont favoriser cette évolution. Un contrôle dit déontologique sera renforcé sur des activités dites sensibles. Ce contrôle sera également exercé sur les fonctionnaires effectuant des allers-retors entre le public et le privé, ce qui est une manière d’en révéler l’existence sinon de l’encourager. La pratique du « rétro-pantouflage » s’est beaucoup développée au cours des dernières années, elle a été notamment le fait de l’Inspection générale des Finances, Emmanuel Macron en est le meilleur exemple. Cette pratique vise à rien moins qu’à privatiser l’État.

Les garanties statutaires des fonctionnaires sortiraient affaiblies d’une telle réforme. Car il est d’autant plus question de dialogue social dans le projet que ce dialogue est méconnu par les pouvoirs publics : ainsi la place des négociations sur les rémunérations n’a cessé de se restreindre depuis 35 ans jusqu’au blocage de 2010. Toutes les organisations syndicales ont déploré la pratique de réunions multipliées qui ne tiennent aucun compte de leurs propositions. Les instances de concertation traditionnelles voient leurs compétences réduites. Les comités techniques paritaires (CTP) qui avaient vocation à intervenir dans la gestion des services, mais qui avaient perdu leur caractère paritaire au cours des dernières années (devenus alors des CT) disparaissent dans des comités sociaux d’administration (CSA) par fusion avec les comités d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHDCT. Les commissions administratives paritaires ‘CAP) voient leurs compétences fortement diminuées. Leur avis préalable sur les questions d’avancement, de promotion, de mutation, de mobilité est supprimé (sauf sur ces deux derniers ponts pour la fonction publique hospitalière), ceci de manière à « doter les managers des leviers de ressources humaines nécessaires à leur action », avec les risques d’arbitraire et d’autoritarisme subséquents. Le recours aux ordonnances pour la validation de dispositions législatives en matière de négociation est très discutable. La rémunération au mérite comme levier de gestion des ressources humaines et l’entretien professionnel se substituant à la notation sont également évoqués mais sans plus de précision que par le passé. Une reprise en main de la gestion du temps de travail, notamment dans la FPT est clairement annoncée mais ses modalités restent imprécises.

Un projet qui tourne le dos à la conception française de la fonction publique

Le projet d’Emmanuel Macron ignore l’histoire. Il n’y est fait référence à aucun moment dans le discours gouvernemental. Or, la fonction publique française d’aujourd’hui est l’aboutissement d’un processus pluriséculaire qui a vu notamment la Révolution française supprimer les privilèges, la vénalité des charges publiques, puis un XIXe et un XXe siècle s’affronter deux lignes de forces, l’une autoritaire, l’autre démocratique, jusqu’au statut général des fonctionnaires après la deuxième guerre mondiale avec le statut général des fonctionnaires de l’État de 1946, statut fondateur consacrant la conception du fonctionnaire-citoyen contre celle du fonctionnaire-sujet qui avait prévalu jusque-là. Cette conception a été réaffirmée par le statut fédérateur de 1983 qui en a enrichi le contenu et l’a étendu aux agents publics des collectivités territoriales et à ceux des établissements publics hospitaliers et de recherche. Cette histoire permet d’identifier des tendances lourdes dont aucun gouvernement ne peut s’affranchir durablement. La connaissance de l’histoire est indispensable pour éclairer le présent et définir des perspectives également absentes du projet macronien qui ne se situe qu’ « ici et maintenant ».

Le projet d’Emmanuel Macron ignore la démarche rationnelle, scientifique, plus que jamais nécessaire dans un monde complexe. Le néolibéralisme a abandonné au marché les questions de gestion au moment où elles en appelaient à plus d’intelligence et de volonté. Les bases matérielles que constituait le secteur public ont été diminuées par les privatisations, la programmation a cédé devant la dérégulation, l’État et les collectivités publiques ont perdu leurs moyens d’expertise. En France, les instruments de planification économique, d’aménagement du territoire, de rationalisation des choix budgétaires, de prévision et de stratégie ont cédé le pas aux dogmes de la concurrence, de réduction de la dépense publique, d’une mondialisation financière ne souffrant aucune contestation. Cette régression de la raison est particulièrement sensible dans le service public vecteur de l’intérêt général. La réforme de la fonction publique, dite aussi de l’État est le dernier avatar de cette contre-révolution.

Le projet d’Emmanuel Macron est contraire à la morale républicaine. Sans qu’il soit besoin de revenir sur les turpitudes de l’entourage qu’il s’est choisi et ses observations méprisantes pour ceux que la réussite n’a pas gratifiés, il est le représentant d’une classe et d’une caste hautaine et dure aux plus faibles. La primauté de l’intérêt général, l’affirmation du principe d’égalité, l’éthique de la responsabilité sont des valeurs qu’il ne tient pas pour déterminantes. Ce comportement se retrouve dans le projet de réforme de la fonction publique : idéologie néolibérale au lieu de sens du service public et de l’État, autoritarisme hiérarchique plutôt que discussion et négociation, le manager à la place du citoyen.

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01 mars 2019

Courrier à la Présidente Mme VASSAL concernant la C.A.P du 29 Janvier 2019

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A l’attention de Madame Martine VASSAL

Présidente du Conseil Départemental 13

Hôtel du département

 

 

Objet : Carrières des fonctionnaires territoriaux/Commissions Administratives Paritaires du 29 janvier 2019

Madame La Présidente,

Nous tenons à revenir sur la dernière Commission Administrative Paritaire du 29 janvier et vous faire part d’un certain nombre de remarques permettant l’amélioration des carrières des agents du Conseil Départemental 13.

Au lendemain de la CAP du 29 Janvier la déception était grande chez les personnels. Encore une fois la CAP du 29 Janvier n’a pas permis de « prendre en compte » un grand nombre d’agents méritant un avancement de grade et /ou une promotion interne.

Beaucoup d’Adjoints Administratifs Principaux de 1ère classe occupent des fonctions de Rédacteur Territorial à la DGAS et beaucoup de Rédacteurs Principaux de 1ère classe occupent des fonctions d’Attaché avec de nombreuses responsabilités et notamment dans les Maisons Départementales de la Solidarité comme Secrétaires Généraux.

Les agents ont besoin de reconnaissance et le déroulement de carrière fait partie du statut des fonctionnaires dès lors que l’on remplit toutes les conditions dont l’avis « très favorable » de la hiérarchie. Les tableaux d’avancement pour la CAP du 29 janvier fixe un classement des agents par cadre d’emploi. Or, le non-respect de l’ordre de classement dans les nominations démotive profondément les personnels.

Nous estimons que tous les agents doivent pouvoir bénéficier dans leur longue carrière d’au moins une promotion interne. Beaucoup trop d’agents y échappent sans raison et sans réelle explication de leur hiérarchie et des syndicats.

Beaucoup d’agents de Catégorie C de la filière administrative atteignent au moins 30 années d’administration sans connaître une promotion interne avec le passage en Catégorie B.  C’est très injuste au regard de l’engagement professionnel remarquable de ces agents.

Devant cette pénurie d’avancements de grade et de promotions internes qui impactent le pouvoir d’achat, le pouvoir de vivre, la collectivité doit trouver les moyens de promouvoir un plus grand nombre d’agents du CD13.

Pour les avancements de grades vous connaissez notre revendication depuis au moins l’instauration des ratios en 2012. Pour la FSU Territoriale les ratios à 100 % ne sont que Justice. Et encore plus depuis votre accord pour leur instauration cette année à la Métropole.

Concernant les promotions internes la collectivité doit pouvoir anticiper sur les nombreux départs à la retraite d’au moins 1000 agents dans les 4 années qui viennent.

Nous ne soutenons pas la réforme de la fonction publique du Gouvernement Philippe. La place faite aux contractuels est contraire au principe de la fonction publique. Nous sommes pour une Fonction Publique de métier.  La fonction publique est un engagement pour un service public de qualité et égal pour tous les usagers et les citoyens de ce département.

Pour permettre beaucoup plus de promotions internes, nous demandons que soit ouvert autant de promotions internes que de départs à la retraite pour les cadres d’emplois non soumis aux effectifs constants.

Notre collectivité s’appuie sur de nombreux cadres d’emplois pour remplir ses obligations en matière de compétences obligatoires. Nous devons pouvoir garder la qualité de nos activités en remplaçant prioritairement chaque départ à la retraite par un nombre de promotions internes chez les cadres d’emplois d’Attaché, de Rédacteur, d’ingénieur et de Technicien. Nous ne sommes pas fermés à d’autres cadres d’emplois mais en termes de fonctionnement de notre institution le remplacement de ces cadres d’emplois est prioritaire.

Nous nous tiendrons à la disposition des services de la DRH pour préciser nos revendications.

Mais la priorité, pour la FSU Territoriale du CD13, est de dénoncer « le fiasco démocratique de la dernière CAP du 29 janvier 2019 » afin qu’il ne se reproduise pas.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous transmettons Madame La Présidente, nos cordiales salutations.

 

Copie : M. De CIBON DGS ( Par Intérim) ; M. GUBIAN DRH ; M. CAMPARIOL DGAS ; Mme THIEBAUT DGACV ; M. DE CAMARET DGAET ; Mme DENIEUL – LEFORT DGAAD.

15 février 2019

Mobilisation pour notre pouvoir d'achat, notre pouvoir de Vivre !

Bonjour, la lutte pour l’augmentation du pouvoir d’achat réunis tous les syndicats sauf FO.

L’unité syndicale sur - au moins ce sujet - est capitale.

Pour information vous trouverez en PJ le courrier de la FSU, SOLIDAIRES, CGT, CFDT, UNSA, CFTC, CFE-CGC, FA FPT, envoyé au Premier Ministre.              2019 02 07 lettre commune premier ministre.pdffsu engagés.jpg

Projet de Loi Fonction Publique

Projet de loi Fonction publique: la FSU quitte le Conseil Commun de la Fonction Publique  pour réaffirmer ses désaccords !

 

La FSU a décidé, avec 6 autres fédérations de fonctionnaires, de quitter la séance du Conseil commun de la Fonction publique.

Le Ministre  a remis aux organisations syndicales, le projet de loi portant sur la transformation de la Fonction publique qui reprend la quasi totalité des orientations qui font désaccord depuis plus d'un an: recours accru au contrat, individualisation de la rémunération, fusion des instances, remise en cause des CAP, remise en cause des accords locaux dans la Fonction publique territoriale...autant de mesures qui constituent une régression sans précédent dont les conséquences seront néfastes tant pour les usager-es que pour les agent-es.

La FSU considère que ce projet de loi doit être suspendu d'autant que le gouvernement a initié un débat dans le pays qui porte aussi sur la question des services publics et dont les conclusions restent à venir.

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11 février 2019

Réforme de la fonction publique

Interview de la FSU

Anicet Le Pors, ministre de la Fonction publique entre 1981 et 1984

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Quels sont les points les plus importants de la réforme de l’État ?

Prioritairement le recours accru aux contractuels, les plans de départs volontaires et collectifs, la rémunération au mérite, remarquons aussi l’instauration d’une journée de carence pour les femmes enceintes…

Ce projet fait suite à quatre tentatives vaines d’attaques frontales contre le statut de la Fonction publique : les recommandations du conseil d’État en 2003 sur le recours au contrat comme mode de recrutement dans la Fonction publique, sous la présidence Sarkozy la tentative de généraliser les contrats privés, le rapport Silicani de 2008 puis le fiasco de Cap 22 !

 

Une logique déjà ancienne…

Il ne s’agit certes pas de dispositions nouvelles ! Depuis 20 ans, de nombreux textes ont élargi le recours aux contractuels, comme Gérard Aschieri et moi l’écrivons dans notre livre La Fonction publique au XXIe siècle.

Voulons-nous vraiment le recrutement d’autres Benalla ? Servir dans la Fonction publique requiert des spécificités : souci de l’intérêt général et de l’égalité d’accès aux services publics, formation adéquate, neutralité et indépendance. Rappelons l’article 6 de la Déclaration de 1789 exigeant un recrutement « selon les capacités, les vertus et les talents ».

Quant aux départs collectifs : dans quelles conditions ? On n’en sait rien. Par des suppressions de services ? La numérisation ? Le regroupement massif de contractuels ? Une indemnité est déjà prévue depuis la loi de 2009, pour inciter aux départs. Seules quelques centaines de personnes l’ont demandée…

Et la rémunération au mérite. En 60 ans, j’en ai toujours entendu parler… Mais quoi mesurer ? Et comment financer ? Un projet a pu prévoir de retarder tous les avancements de six mois, afin de garnir une cagnotte pour financer ce fameux mérite… Tout ceci reste très flou…

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En quoi le contexte social actuel peut-il amener le gouvernement à évoluer ?

La majorité est divisée, le gouvernement est en échec et de faiblesse politique : l’opinion publique a lâché, l’affaire Benalla lui a porté un grave préjudice, elle a tout de même entraîné le report de trois textes portant sur la réforme constitutionnelle !

Les moyens budgétaires sont très limités après les 10 milliards concédés aux gilets jaunes, le respect des critères européens sera d’ailleurs très difficile à tenir. Idem pour les engagements à réduire de 57 % à 54 % la part des dépenses publiques dans le PIB, ou la baisse d’un point de prélèvements obligatoires. Enfin, les relations avec les associations d’élu-es sont mauvaises.

Bref, les syndicats peuvent faire preuve d’un optimisme raisonné et offensif !

Action des syndicats contre les violences policières

Violences : trouver la voie de la désescalade...

 

Depuis de trop nombreuses manifestations, il est question de violences et de violences policières.

Déjà lors des mobilisations contre le projet de « loi Travail », la FSU, avec d’autres organisations, dénonçait ces violences et demandait que soient menées des enquêtes. Pas moins de 40 enquêtes judiciaires avaient été ouvertes par l’IGPN pour « violences » contre des manifestant-e-s. Et le défenseur des droits s’était également saisi de cette situation.

Aujourd’hui, la répression policière est montée d’un cran. Régulièrement des citoyen-n-es témoignent de comportements disproportionnés et illégitimes perpétrés par des fonctionnaires dépositaires de l’autorité publique.

La liste des blessé-e-s par certaines armes, dont les séquelles seront irréversibles pour certain-e-s, ne cesse de s’allonger. Encore ce week-end en ce qui concerne Louis Boyard (Président de l’UNL) et Pascal Maillard (Universitaire), frappés durement par des armes dangereuses et mutilantes, utilisées par les forces de l’ordre.

La FSU demande une nouvelle fois l’abandon des armes, LBD, grenades de désencerclement, grenades GLI F4 et des fusils multi-coups (riot gun penn arm) dont l’usage a conduit à de nombreuses mutilations.

Il est aussi nécessaire que soit menée une réflexion sur le rôle de la police dans une société démocratique.

Elle dénonce également tout exercice arbitraire et excessif du pouvoir à l’encontre des manifestant-e-s en particulier les arrestations dites « préventives » et demande l’arrêt des poursuites injustifiées et l’effacement des peines prononcées à l’exclusion de tout acte de violence ou de dégradation et de toute conduite ou propos sexiste, homophobe, raciste ou antisémite.

La FSU met en garde le gouvernement contre l’escalade de violences et leurs conséquences. Il est de sa responsabilité de trouver la voie de la désescalade.

L’augmentation du niveau de répression contre le mouvement social ne peut être une issue, et encore moins une réponse, à la colère qui s’exprime.

Il est urgent aujourd’hui que soit apportées les réponses sociales et politiques en faveur de davantage d’égalité, de justice sociale et de démocratie.

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29 janvier 2019

Les libertés publiques en danger !

jeudi 24 janvier 2019

Proposition de loi B. Retailleau/E. Philippe : les libertés publiques en danger !

Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau adoptée au Sénat le 23 octobre 2018 visant à « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Alors que la France dispose d’un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures si elles étaient votées porteraient gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous.

Les signataires appellent à s’opposer fermement à cette résurgence de la loi anticasseurs de 1970, de sinistre mémoire et abrogée en 1981. Cela marquerait un changement de paradigme avec la possibilité d’une répression inspirée des dispositions de l’état d’urgence dont le passage dans le droit commun ébranle déjà l’Etat de droit. Ce projet écarterait toujours plus la justice au profit de pouvoirs administratifs exorbitants. Fichage des manifestants, interdiction individuelle de manifester, obligation de pointage sont autant de signes de la poursuite d’une logique de suspicion généralisée et de contrôle social avec le risque de dévoiement des procédures et d’arbitraire.

Les signataires dénoncent ces restrictions au droit de manifester et ces lourdes menaces sur les libertés d’opinion et d’expression des oppositions et demandent le retrait de la proposition de loi.

Signataires : Ligue des droits de l’Homme (LDH), Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Union syndicale Solidaires, Confédération générale du travail (CGT)

14 janvier 2019

CR de la réunion des fédérations de fonctionnaires du 11 Janvier 2019

La réunion des fédérations de fonctionnaires aujourd’hui a réuni toutes les organisations à l’exception de la CFTC.


Toutes les organisations syndicales estiment que les projets du gouvernement concernant la Fonction publique, dans la logique des 4 chantiers du nouveau contrat social avec les agents publics discutés l’année dernière (rémunérations individualisées, dialogue social, recours au contrat, RH), placent la Fonction publique à la croisée des chemins. Toutes disent leur forte inquiétude et beaucoup jugent que cela nous confère une grande responsabilité.

Le contexte social, ou émerge notamment la question du pouvoir d’achat, a bien sur été évoqué. Toutes les organisations estiment que cette question du pouvoir d’achat (que nous travaillons ensemble depuis longtemps) est centrale pour les agent-es. Il apparaît donc indispensable de continuer à porter ensemble cette revendication et d’organiser les initiatives nécessaires.


L’idée d’un processus d’initiatives, voire d’action, fait son chemin. 

Plusieurs pistes ont été discutées: pétition salaires, adresses aux parlementaires, conférences de presse, débats... En ce qui concerne plus spécifiquement une journée d’action, nous avons pour la FSU rappelé notre mandat de construire une telle journée dans l’unité la plus large. La CGT et Solidaires ont aujourd’hui fait de même. L’UNSA ne ferme pas la porte à une possible journée d’action et pose plusieurs questions dont celle du calendrier le plus opportun et du temps nécessaire pour la construire (ils ont parlé d’une réflexion possible sur quelque chose après les vacances d’hiver).

FO a dit que pour leur part, ils étaient mandatés pour une action  (fin janvier?) qu’ils annonceraient la semaine prochaine, et seule... 

Les uns et les autres avons alors insisté sur notre responsabilité syndicale à construire une action unitaire la plus large possible afin de la réussir et de créer le meilleur rapport de force possible....et donc sur la nécessité d’essayer d’avancer ensemble... FO reste sur sa position.

Il a été décidé de se revoir le 31 janvier pour essayer d’aller plus loin sur les décisions à prendre dont celle de l’action.

D’ici là, nous publierons un communiqué commun (sur la situation de la Fonction publique et de ses agent-es) la semaine prochaine et nous travaillons à une pétition commune sur le pouvoir d’achat qui sera mise en place la semaine du 21 janvier.

Bernadette GROISON

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08 janvier 2019

Bonne année 2019

L’année change… pas la FSU qui sera encore plus engagée au quotidien !

 

Les élections professionnelles de la Fonction publique ont conforté la FSU comme une force incontournable. La FSU est une des seules organisation syndicale qui progresse en voix à la Fonction publique de l’État et à la Fonction publique territoriale. Cette progression lui permet d’obtenir un 3ème siège au Conseil Commun de la Fonction Publique.

Un signe de vitalité, la marque d’une confiance encore pus grande de la part des agent-es à les représenter, à intervenir et agir avec eux. La FSU se félicite ainsi de ce résultat qui valide aussi un projet syndical alliant proposition, action et négociation.

Le gouvernement doit entendre ce message. Et ce d’autant plus que nous traversons une crise profonde, avec une société trop fracturée, divisée. Pour cela, le gouvernement doit changer de cap sur sa méthode de gouvernance comme sur les orientations politiques en œuvre.

Bonne année 2019

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05 novembre 2018

Elections professionnelles du 6 décembre dans la Fonction Publique

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Copie de LISTE FSU CAP A modifiée.pdf

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Copie de LISTE FSU CAP B modifiée.pdf

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Copie de LISTE FSU CAP C modifiée.pdf

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Copie de LISTE FSU CCP B modifiée.pdf

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Copie de LISTE FSU CT modifiée.pdf

 

La FSU TERRITORIALE du CD13 publie ses listes et ses professions de foi pour les élections du 6 décembre 2018.

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