SNUTER CD 13 FSU

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20 décembre 2012

Métropole

 

Métropole de compétitivité ou espace de solidarité

et du « vivre ensemble »

 

Déclaration des Unions départementales des Bouches-du-Rhône

 

Dans la perspective de la venue le 21 décembre prochain de Mme LEBRANCHU Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation, les Unions Départementales CGT CFDT FSU UNSA Solidaires ont défini une position commune sur la question du projet de métropolisation de l'aire marseillaise.

 

Les Unions Départementales ont la volonté de faire part, d'un point de vue syndical, unitaire, indépendant du patronat et des pouvoirs publics, de leur analyse sur l'organisation d'un territoire regroupant près de deux millions de nos concitoyens et plus de 800 000 emplois dont 60 000 fonctionnaires territoriaux.

 

Les UD s'interrogent sur la méthode utilisée par le gouvernement pour parvenir à un projet conçu par l’État sans la mise en oeuvre d'une large concertation avec les citoyens, les élus, les salariés et leurs organisations syndicales représentatives. De même que pour l'Acte III de la décentralisation, la question essentielle doit être la satisfaction des besoins sociaux et l'égalité d’accès et de traitement sur tout le territoire. Elles considèrent que le statut des agents publics est une garantie pour les usagers et la République.

 

Elles affirment que démocratie sociale et politique sont indispensables pour la défense de l'intérêt général, la promotion des services publics en matière de transports, de formation, de logement, d’urbanisme, de fiscalité, d’environnement et de développement économique.

 

Elles luttent au quotidien pour la solidarité contre la compétition et la mise en concurrence des salariés et des territoires. Elles agissent pour une réelle transparence des prises de décisions contre les politiques affairistes et clientélistes qui ont trop souvent et trop longtemps nui à l'efficacité de l'action publique.

 

La situation du département en termes d'emplois, du nombre de chômeurs, de précaires, d’accroissement des inégalités en appelle à un sursaut de l'action publique, à la coopération et la complémentarité des politiques locales.

 

L'avenir industriel, celui des activités portuaires et maritimes, les conséquences de plusieurs années de RGPP en matière de santé ou d'éducation nécessitent une intervention forte et structurante de l'état en matière d'investissements, d’infrastructures, de services, et de développement économique.

 

Les UD considèrent que toute modalité d’organisation de l’intervention publique dans les territoires ne pourra aboutir avec une logique de diminution directe ou indirecte des moyens publics. Cette organisation nécessite aussi de mener un réel débat sur la fiscalité locale.

 

Elles continueront à débattre avec les salariés et les citoyens sur les enjeux économiques etsociaux afin que les décisions engageant l’avenir soient prises dans le respect de la démocratie et du dialogue social.

 

11 décembre 2012

La lutte continue !!!

Déclassement des travailleurs sociaux, ça suffit !

Agissons pour la reconnaissance des qualifications et la revalorisation salariale !

 

article travail social decembre 2012 6 Déc .pdf

   

C'était avant :

 

 

L'accord sur la réforme de la grille de la Fonction publique du 9 février 1990, dit « accord Durafour », intégrait les professionnels du social et de l'éducatif, diplômés d'état, dans un Classement Indiciaire Intermédiaire – CII -, situé entre la catégorie B et la catégorie A.

 Cette grille, mise en place en 1992, considérée comme transitoire suite aux mobilisations sans précédent des assistants sociaux et éducateurs spécialisés, devait permettre à terme l’accès à la catégorie A.

 

Depuis :

 

Le 21 février 2008, 4 organisations syndicales (CFDT – UNSA – CFTC et CGC) de la fonction publique sur 8, ont signé avec le précédent gouvernement un mauvais accord salarial, entérinant une perte de pouvoir d’achat etincluant le projet de réforme de la catégorie B.  

 Un Nouvel Espace Statutaire (NES) en catégorie B était ainsi crée.

Les projets de décrets de la filière médico-sociale qui en découlent, ont pu être plusieurs fois reportés de l'agenda de l'ancien gouvernement grâce aux importantes mobilisations unitaires des professionnels.

 

Car s'ils devaient être publiés, cela signifierait :

- maintien en catégorie B

- importante régression salariale

- allongement de la durée de carrière

 

 

Présentés par le nouveau gouvernement au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT) du 3 octobre 2012 pour les cadres d'emplois de la filière médico-sociale : Educateurs Spécialisés, Assistants Sociaux, Conseillers en Economie Sociale et Familiale, Educateurs de jeunes Enfants, ces projets ont toutefois reçu un avis défavorable.

 

 

Un vœu du CSFPT demandant au gouvernement l'ouverture de négociations sur cette filière a même été formulé.

 

Maintenant les engagements doivent être tenus :

 Ce dossier doit être étudié le 14 décembre lors de la thématique « parcours professionnels » de l' « agenda social ».

L'actuel Chef de l'Etat, son Premier Ministre, la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, le Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social et le Président de l'Assemblée nationale soutenaient les revendications des travailleurs sociaux lorsqu'ils étaient dans l'opposition. C’est maintenant le temps des actes.

 

Agissons !

 

Lors des réunions de l'Intersyndicale des 25 octobre et 26 novembre dernier, la FSU, s'est montrée disponible et volontaire pour construire les mobilisations unitaires pour obtenir :

- le reclassement en catégorie A des assistants socio-éducatifs et des éducateurs de jeunes enfants.

- la reconnaissance des qualifications et des responsabilités par une grille indiciaire allant de l'IM 349 à 798.

- l'homologation au niveau II français des Diplômes d'Etat obtenus après 3 ans d'études supérieures.

C'est sur ce socle revendicatif que le

SDU13-FSU continuera d’agir !

 

01 décembre 2012

Pétition nationale de la FSU

Augmenter nos salaires :

Une exigence sociale forte et légitime !

Monsieur le Président,
Madame la Ministre de la Fonction Publique,

Les politiques salariales dans la Fonction Publique, passées et actuelles, sont désastreuses. Elles entraînent de jour en jour les agents dans une spirale permanente de dévalorisation et de déclassement salarial, amenant ainsi une part de plus en plus grande d’entre eux dans une situation économique difficile.

Depuis 2000, c’est 13% de pouvoir d’achat perdu. 20% des agents sont payés au SMIC, les qualifications ne sont plus respectées et reconnues ! Et dans le même temps, les politiques indemnitaires ont joué contre l’emploi et les solidarités.

La juste rémunération du travail des agents publics aurait de plus un effet positif sur la relance économique, participerait activement au financement de la protection sociale et apporterait in fine une contribution supplémentaire pour les recettes de l’Etat. L’austérité n’est pas la solution, elle est au contraire un amplificateur de la crise comme le montre l’exemple des pays européens engagés dans cette voie !

Augmenter les salaires dans la Fonction publique, c’est possible mais cela passe par une autre politique fiscale mettant à contribution tous les revenus et visant plus de justice.

C’est pourquoi nous exigeons une mesure générale immédiate, la suppression de la journée de carence et l'ouverture de véritables négociations sur :
1. La revalorisation de la valeur du point d’indice (gelé depuis 3 ans), son indexation sur les prix, des mesures de rattrapage des pertes ;
2. Un salaire minimum à 1600 € net ;
3. La reconstruction de la grille avec en première mesure, une augmentation uniforme de 50 points ; des carrières linéaires déconnectées de l’évaluation et d’un pseudo mérite ;
4. La revalorisation salariale des filières féminisées, bien moins rémunérées ;
5. L’intégration des indemnités dans le salaire sous forme indiciaire.

Signez massivement la pétition en ligne :

http://www.fsu.fr/petitions/?p=3

29 novembre 2012

Action syndicale contre le jour de carence

CGT - FO - CFTC - FSU

 

 

LETTRE OUVERTE

AU PERSONNEL

adressé au Président du Conseil Général 13

 

OBJET :Circulaire ministérielle du 24 février 2012 « journée de carence ».

 

Monsieur le Président,

 

Les organisations syndicales représentatives du personnel du Conseil Général des Bouches du Rhône vous demandent un rendez vous dans un délai raisonnable au sujet de l’application du jour de carence dans notre collectivité.

 

Depuis la Conférence sociale des 9 et 10 juillet derniers, la circulaire ministérielle du 24 février 2012 est en débat au niveau national entre les organisations syndicales de la fonction publique et l’ensemble des employeurs publics.

Actuellement des concertations ont lieu et le devenir de la journée de carence est examiné.

 

Nous vous demandons par la présente la suspension de ce dispositif tant que ces concertations n’ont pas débouché sur une décision définitive.

Nous vous demandons de nous recevoir afin d’aborder cette question.

 

Dans l’attente de ce rendez-vous, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos cordiales salutations.

 

   Cette lettre ouverte sera distribuée Mardi 4 Décembre.

 

courrier jour de carence.pdf

13 juin 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les Professionnels  de la Protection de l’Enfance en attente de mesure d’urgence.

 

Dans les Bouches du Rhône, depuis février 2009, les personnels de la Direction de l’Enfance témoignent  de graves dysfonctionnements dus à l’inadéquation des moyens mis à disposition pour assurer leurs missions, et à des modes d’organisation de service contraire à l’intérêt premier de l’enfant. Les travailleurs sociaux de l’aide sociale à l’enfance n’ont de cesse d’en dénoncer les conséquences humaines sur le traitement des situations des enfants confiés.

M. Amiel, Conseiller général, Délégué à la Protection de l’Enfance a initié processus de dialogue en avril dernier suite aux différentes alertes formulées  par les personnels et nos organisations syndicales.

Ce processus peine à trouver des  réponses  concrètes et le personnel en grande difficulté dans son quotidien, a besoin aujourd’hui de mesure d’urgence afin de pouvoir réellement accomplir sa mission de protection de l’enfance en danger.

 

Les personnels ont développé 6 points à partir desquels un véritable espace de négociations pourrait se mettre en place  sans qu’a ce jour un calendrier n’ait été fixé :

  • Affectation de postes crées au BP 2009 ,2011 et  2012 sur la mission Enfance Famille
  • Ouverture immédiate d’un espace de négociation sur les mesures d’urgence  à prendre suite aux propositions des professionnels :

 

Ø  Offrir aux professionnels, faisant le choix de l’enfance, la garantie d’un travail en binôme, mise en place de supervision, de formation, de réunions recréant l’espace nécessaire au travail d’équipe

Ø  Faire porter l’effort du département sur une politique ambitieuse tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

Ø  Redonner à l’enfant sa place centrale et lui garantir une stabilité des référents

Ø  Renforcer les équipes affectées  à l’accompagnement de l’enfant placé’.

Ø  Participer à une réorientation du positionnement de la Mission Enfance.

 

Les personnels attendent les journalistes le mardi 12 juin prochain dès 11h sur le parvis de  l’Hôtel du Département, pour  expliquer  leur  position, faire un point global de la situation de la Mission Protection de L’enfance dans les Bouches du Rhône, et enfin communiquer leurs propositions pour sécuriser  le parcours des enfants confiés à leur institution et faire de lui le centre de nos intervention.

24 avril 2012

1er Mai 2012 : se mobiliser pour une autre politique

Le premier tour de l’élection présidentielle indique un net rejet de la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Les politiques d’austérité ont creusé les inégalités, augmenté la pauvreté et appauvrit les capacités des services publics à intervenir. Les discours et mesures n’ont cessé d’opposer les citoyens entre eux contribuant ainsi au repli et au rejet de « l’autre ». Cette politique a contribué à alimenter un vote d’extrême droite particulièrement préoccupant. Si le Front National exploite aujourd’hui la situation de crise et l’inquiétude légitime des français face à l’avenir, ses propositions constituent une grave menace pour les acquis sociaux et la démocratie.

La réélection de Nicolas Sarkozy ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens et renforcerait les attaques subies au long de son mandat.

Cette perspective n’est pas envisageable. La FSU considère qu’une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité et que la construction d’alternatives en France comme en Europe est indispensable. Elle appelle à se mobiliser en ce sens.

Dans un monde en profondes mutations, alors que les évolutions de la société supposent des besoins nouveaux, il faut apporter des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de l’environnement notamment par le partage des richesses et le développement et l’amélioration des services publics.

Dans ce contexte, le 1er mai, journée de solidarité internationale, prend une dimension particulière et la FSU se félicite de l’appel intersyndical unitaire. Elle veillera à ce que cette journée ne soit pas détournée de son sens par ceux qui mènent des politiques contraires aux intérêts des salariés, chômeurs et retraités.

La FSU appelle à faire de ce 1er mai une journée massive de mobilisation unitaire pour porter les revendications sociales, l’exigence de progrès social et de démocratie. Pour combattre la xénophobie et le racisme, pour préserver et développer les acquis sociaux, pour que la démocratie l’emporte, plus que jamais l’unité des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités est la meilleure réponse.

Faisons ensemble du 1er mai une journée de lutte et d’espoir pour plus de solidarité, d’égalité et de justice sociale.

Manifestation à Marseille 10 h 30 Vieux Port

et dans plusieurs villes du département. 

17 avril 2012

Communiqué commun intersyndicale appel au 1er mai

 

Communiqué CFDT – CGT – FSU – Solidaires - UNSA 

1er mai 2012 : satisfaire les revendications pour le progrès social 

 

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :

 

-          faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;

-          exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;

-          faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

 

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive  du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

 

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

-          priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,

-          lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;

-          la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

 

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.

Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :

-       développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,

-       mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,

-       faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

 

La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les territoires pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.

Le 16 avril 2012

26 mars 2012

Les agents des collèges ne lacheront rien !

ENSEMBLE, POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITE DANS LES COLLEGES DU 13 !

 

ON NE LACHERA RIEN !

 

Après l’incontestable succès de la manifestation des ATC le 17 novembre 2011, la FSU et la CGT tirent un bilan positif de l’action devant le CG13.

 

Plus de 30% de grévistes, 500 manifestants, mobilisation bruyante et colorée, de nombreux médias présents (TF1, FR3, la Marseillaise), jamais le CG13 n’avait connu une telle mobilisation !

 

Les annonces  en début d’année du Président Guérini n’ont pas répondu aux revendications des personnels des collèges, avec l’attribution en tout et pour tout, d’une prime de 130 euros…

Aujourd’hui, le budget du CG13 a été voté, avec, pour les ATC, 18 postes créés.

 

                        C’EST LE RESULTAT DE LA MOBILISATION !

 

Initialement, aucune création de poste n’était envisagée.

 

Le nombre de postes est insuffisant, mais ils sont le fruit de l’action du 17 Novembre.

 

Concernant les autres revendications :

- rien sur les carrières,

- rien sur le système de remplacement,

- rien sur les régimes indemnitaires, sauf une note scandaleuse de l’administration qui inciterait à diviser encore les personnels avec l’exclusion des détachés, des postes aménagés et des personnels logés d’une revalorisation des IAT !

 

                                         C’EST INNACEPTABLE !

 

L’intersyndicale s’est réunie et a décidé de maintenir la pression sur le Président Guérini en continuant de faire signer la pétition unitaire en prévision d’une nouvelle action des personnels.

L’intersyndicale demande aujourd’hui 23 Mars 2012, un rendez vous avec le président du Conseil Général 13.

 

ENSEMBLE, NOUS POUVONS GAGNER ! CONTINUONS A NOUS MOBILISER !

tract fsu cgt cgt fsu 2332012 -3-[1].pdf

22 mars 2012

TRAVAIL SOCIAL

Travail social : le Snuclias-FSU interpelle les candidats aux élections présidentielles et législatives
 
 

 
Adressé aux huit candidats à l’élection présidentielle « respectant les valeurs républicaines », le courrier insiste sur la dégradation des moyens et conditions du travail social « entre les pauvres et les marchés ».
 
La lettre a été postée mardi 20 mars 2012. Les candidats aux législatives la recevront plus tard. Rédigée par le Syndicat national unitaire collectivités locales, intérieur et affaires sociales-Fédération syndicale unitaire (Snuclias-FSU), premier syndicat non enseignant de la FSU qui regroupe environ 6 000 travailleurs sociaux et médico-sociaux, elle s’accompagne d’une brochure en forme de manifeste. Intitulé « le travail social entre les pauvres et les marchés », ce cri d’alarme développe les revendications sociales et professionnelles des travailleurs sociaux et leurs propositions.
 
Cri d’alarme - Placés en première ligne de ce qu’ils décrivent comme une « paupérisation et une précarisation massives», ils se disent confrontés depuis dix ans à des situations de plus en plus dégradées, qui s’étendent aux classes moyennes basses de la population, au détriment du maintien de la cohésion sociale. Leurs moyens, qu’ils qualifient de dérisoires, leur donnent le sentiment « d’écoper la misère », face à l’échec des politiques publiques.
 
« La montée du ras le bol dans les services sociaux est telle qu’une interpellation était nécessaire », soulignait Hervé Heurtebize, éducateur spécialisé au conseil général du val de Marne et membre du conseil national du Snuclias, lors de la présentation de cette adresse aux candidats qui décrit la pénurie vécue par ces travailleurs sociaux : « Au désengagement de l’Etat dans ses missions de régulation et dans son devoir de solidarité nationale s’ajoute la réduction des budgets sociaux des collectivités territoriales et de ceux des associations. Entre les pauvres et les marchés, les décideurs d’aujourd’hui choisissent les seconds » précisent-il à l’intention des possibles futurs présidents.
 
Au cœur de contradictions - Au contexte aggravé par la crise s’ajoutent, selon eux, des réorganisations qui tendent à vider de sens le travail social et placent ceux qui l’assurent au cœur de contradictions. « Nous passons trop de temps à remplir des dossiers de plus en plus volumineux au fur et à mesure que les aides se réduisent. De nouveaux modes de management mettent en cause notre professionnalisme », décrivait Gaëlle Chollet, assistante sociale au conseil général du Cher (lire témoignage ci-dessous), évoquant une « suspicion quantitative » quand le travail réel ne correspond pas aux statistiques attendues, et insistant sur la nécessité de résister et de réinterpeller ses collègues sur ce qui ne doit pas être accepté. Des collègues chargés de traiter la précarité, mais souvent eux-mêmes en contrats précaires sur des emplois non permanents ou en contrats aidés. La situation des titulaires s’est elle aussi dégradée. « Un assistant socio-éducatif commençait en 1985 à 2,25 Smic, il débute aujourd’hui à 1,18 Smic. C’est le seul cadre d’emploi qui n’a pas été revalorisé depuis vingt ans », pointait Didier Bourgoin, secrétaire national du Snuclias-FSU remarquant que les conditions de vie des professionnels du travail social ne sont pas si éloignées de celles des publics dont ils s’occupent.
 
La brochure de 45 pages envoyée aux candidats dresse des constats étayés sur « la gestion sociale de la crise » et sur « le travail social au cœur des contradictions » et développe treize propositions « pour lutter contre la pauvreté et reconstruire le travail social ». Le document se termine par une trentaine de « paroles libres de travailleurs sociaux ».
Le Snuclias-FSU demande notamment :
  • la mise en œuvre de droits sociaux pour tous : emploi décent, augmentation des salaires et des retraites, revalorisation des minima sociaux, droit au logement, droit à la santé, fiscalité juste, progressive et redistributive ;
  • un travail social respecté, reconnu et à l’autonomie protégée, disposant des moyens d’accompagner les publics des services sociaux : moyens en personnel qualifié, reconnaissance des qualifications professionnelles, intégration en catégorie A type pour les fonctionnaires et statut de cadre pour le secteur associatif, respect des droits des publics des services sociaux, péréquation de ressources pour compenser les inégalités territoriales, etc.


"Les collègues sont confrontés sur le terrain à une situation de plus en plus dégradée". C'est le Syndicat national unitaire Collectivités locales, Intérieur et Affaires sociales (SNUCLIAS-FSU) qui le dit, alors que l'organisation, qui défend les intérêts des travailleurs sociaux de la fonction publique, a envoyé, mardi 20 mars, un courrier aux candidats aux élections 2012 pour les interpeller "sur le bilan des politiques sociales actuelles et leur conséquences sur les populations et le travail social".


Ce texte, qui s'accompagne d'une brochure détaillant les constats et les revendications du syndicat, doit être adressé à huit des postulants à l'Elysée, à l'exception de Marine Le Pen et de Jacques Cheminade, qui "ne présentent pas les garanties républicaines nécessaires", selon son secrétaire général, Didier Bourgoin.

 
De véritables droits sociaux
Le SNUCLIAS-FSU s'y prononce, en premier lieu, pour "la mise en oeuvre de véritables droits sociaux pour tous, afin de rompre avec l'aggravation des phénomènes de précarité et de misère sociale".
Une revendication qui passe, entre autres, par la garantie d'un emploi décent pour tous, par l'augmentation des salaires et des retraites, par la revalorisation des minima sociaux ou encore par l'effectivité du droit au logement. L'organisation syndicale réclame en outre "un travail social respecté, reconnu et à l'autonomie protégée" et "qui dispose des moyens d'accompagner les publics des services sociaux".

Reconnaissance des professionnels
Une exigence qui inclut la reconnaissance des qualifications professionnelles, à commencer par l'homologation au niveau II français des diplômes d'Etat du travail social obtenus après trois ans d'études supérieures, ou encore l'intégration, dans la fonction publique, des travailleurs sociaux en catégorie A type et la création d'une filière complète jusqu'en A+ pour l'ensemble des agents du social et de l'éducatif. Sans oublier "la fin de la casse des conventions collectives du secteur sanitaire, médico-social et social (CC51 et CC66)".

L'une des demandes ainsi portées à la connaissance des candidats aux scrutins présidentiel et législatifs concerne "le respect des droits des publics des services sociaux et la protection renforcée des informations détenues par les travailleurs sociaux, le gel et la mise à plat de l'informatisation du travail social", dans l'intérêt des familles.

Pour le maintien de la cohésion sociale
Car "les salariés et les métiers du travail social ont ceci de particulier qu'ils ne peuvent pas défendre leurs propres intérêts sans défendre en même temps ceux des personnes pour lesquelles ils travaillent", et donc "des plus vulnérables, des plus fragiles", a pour sa part commenté Hervé Heurtebize, secrétaire national du SNUCLIAS-FSU, devant la presse spécialisée.
Une exigence d'autant plus cruciale à ses yeux que ses bénéficiaires ne peuvent pas être réduits aux usagers quotidiens des services sociaux, les demandeurs d'aides et de prestations sociales, d'aide éducative, "ceux qui sont qualifiés de pauvres, de  précaires, d'exclus, de marginaux".

Car "les personnes bénéficiaires du travail social sont aussi en dernière instance tous les citoyens tant il est vrai que le travail social constitue l'un des éléments de maintien de la cohésion sociale". Ceci étant "encore plus vrai aujourd'hui que beaucoup de nos concitoyens peuvent redouter qu'une rupture dans leur vie professionnelle, familiale, dans leur santé, ne les précipite dans l'exclusion sociale".
Cette interpellation constitue donc "un cri d'alarme sur les conditions d'exercice du travail social et aussi sur la dégradation de notre société".
 
Une perte de sens
Et le représentant syndical de décrire une situation où "les travailleurs sociaux passent désormais une partie de plus en plus importante de leur temps à remplir des dossiers d'autant plus volumineux que les aides se réduisent".
Un autre facteur mis en cause par le SNUCLIAS dans la dégradation des conditions de travail des professionnels du social réside par ailleurs dans les exigences croissantes d'une évaluation ressentie comme "une suspicion quantitative de la qualité de notre travail", a regretté pour sa part Gaëlle Chollet, assistante sociale dans le Cher, en soulignant le sentiment prégnant de "perte de sens" ressenti par les travailleurs sociaux dans leur activité.

"Est-ce que les travailleurs sociaux sont les agents de la régulation sociale ?", s'est interrogé à cet égard Didier Bourgoin, le secrétaire général du syndicat, en s'insurgeant : "Est-ce que leur travail, c'est d'apprendre aux familles à vivre avec les minima sociaux ?"
Et que penser des "demandes de placement d'enfants pour la seule raison que leurs parents n'ont pas de logement ?", avec pour conséquence "des familles séparées, disloquées du seul fait de problèmes sociaux et pas de comportements répréhensibles", s'est-il enfin indigné.
 

 
 

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15 mars 2012

Communiqué contre le Front National

L'Intersyndicale des Bouches-du-Rhône CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNSA  appelle les jeunes, les chômeurs, les salariés, les retraités à ne pas se tromper de colère !

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale, touche durement les salariés, les retraités, les demandeurs d’emplois alors qu’ils ne sont en rien responsables. La crise menace l’avenir des jeunes, des plus fragiles, met à mal le vivre ensemble et les solidarités. Elle accroit les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, la pauvreté et l’exclusion.

 

A rebours des attentes de tous, sur des mesures en faveur de la justice, de l’égalité et d’une juste répartition des richesses créées par le travail, ce gouvernement n’a eu de cesse d’accentuer les injustices sociales par le biais de multiples cadeaux fiscaux aux plus aisés et au grand patronat.


 

Ce pouvoir, a méprisé le dialogue social, comme le démontre sa surdité face aux exceptionnelles mobilisations sur les retraites. Il fustige le syndicalisme et s’en prend à ses représentants. Il organise la mise en concurrence des salariés, l’opposition entre français et étrangers et porte ainsi une lourde responsabilité dans la banalisation des thèses racistes.

Cette attitude a contribué à la montée des intentions de vote pour la candidate du Front National à un niveau préoccupant.

 

Les organisations syndicales, s’inquiètent de cette banalisation du Front National. Malgré l’habile stratégie de communication pour tenter de changer son image, ce parti n’a pas changé le fond de sa politique. Il s’inspire toujours des thèses des organisations fascistes qui ont mené l’Europe et le monde à la guerre et la catastrophe. Il instrumentalise le désarroi social, le sentiment d’abandon de façon totalement démagogique et demeure en réalité pleinement inscrit dans une logique de soutien au fort contre le faible et d’exploitation salariale ultime. Ainsi les organisations syndicales affirment avec force que le FN n’est pas un parti républicain comme les autres. Son concept de préférence nationale l’éloigne définitivement des principes républicaines de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de nos valeurs syndicales.

 

Le Front National représente un danger pour les salariés, puisqu’il ignore leurs revendications, notamment celles portées massivement par un large mouvement social sur la question des retraites. A l’occasion de ce conflit la candidate du FN n’ a pas hésité à traiter les manifestants d’émeutiers, en réclamant l’intervention contre eux des forces de l’ordre. Ce parti n’a de cesse d’attaquer la fonction publique et ses agents en prônant l’accentuation des politiques libérales déjà à l’œuvre, et développe un intense anti-syndicalisme. Le Front National demeure le relais des intérêts des forces de l’argent  les plus réactionnaires qui ne manquent aucune occasion pour tenter de précariser et réduire l’emploi et affaiblir les salaires.

 

Le vivre ensemble, les libertés démocratiques, le développement économique et social ont tout à craindre d’un parti à la doctrine ultra libérale et autoritaire et aux propositions discriminatoires et antisociales.L'intersyndicale des Bouches-du-Rhône décide de se mobiliser  pour contribuer à dévoiler la réalité des thèses et des positions du FN. Elles appellent les salariés, les jeunes, les chômeurs, les retraités du département à ne pas se tromper de colère et à participer massivement aux rendez vous démocratiques qui s’annoncent pour combattre le FN et porter leurs exigences en matière de liberté, d’égalité, de démocratie, de progrès social.

 

Marseille le 12 Mars 2012

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