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13 juin 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les Professionnels  de la Protection de l’Enfance en attente de mesure d’urgence.

 

Dans les Bouches du Rhône, depuis février 2009, les personnels de la Direction de l’Enfance témoignent  de graves dysfonctionnements dus à l’inadéquation des moyens mis à disposition pour assurer leurs missions, et à des modes d’organisation de service contraire à l’intérêt premier de l’enfant. Les travailleurs sociaux de l’aide sociale à l’enfance n’ont de cesse d’en dénoncer les conséquences humaines sur le traitement des situations des enfants confiés.

M. Amiel, Conseiller général, Délégué à la Protection de l’Enfance a initié processus de dialogue en avril dernier suite aux différentes alertes formulées  par les personnels et nos organisations syndicales.

Ce processus peine à trouver des  réponses  concrètes et le personnel en grande difficulté dans son quotidien, a besoin aujourd’hui de mesure d’urgence afin de pouvoir réellement accomplir sa mission de protection de l’enfance en danger.

 

Les personnels ont développé 6 points à partir desquels un véritable espace de négociations pourrait se mettre en place  sans qu’a ce jour un calendrier n’ait été fixé :

  • Affectation de postes crées au BP 2009 ,2011 et  2012 sur la mission Enfance Famille
  • Ouverture immédiate d’un espace de négociation sur les mesures d’urgence  à prendre suite aux propositions des professionnels :

 

Ø  Offrir aux professionnels, faisant le choix de l’enfance, la garantie d’un travail en binôme, mise en place de supervision, de formation, de réunions recréant l’espace nécessaire au travail d’équipe

Ø  Faire porter l’effort du département sur une politique ambitieuse tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

Ø  Redonner à l’enfant sa place centrale et lui garantir une stabilité des référents

Ø  Renforcer les équipes affectées  à l’accompagnement de l’enfant placé’.

Ø  Participer à une réorientation du positionnement de la Mission Enfance.

 

Les personnels attendent les journalistes le mardi 12 juin prochain dès 11h sur le parvis de  l’Hôtel du Département, pour  expliquer  leur  position, faire un point global de la situation de la Mission Protection de L’enfance dans les Bouches du Rhône, et enfin communiquer leurs propositions pour sécuriser  le parcours des enfants confiés à leur institution et faire de lui le centre de nos intervention.

24 avril 2012

1er Mai 2012 : se mobiliser pour une autre politique

Le premier tour de l’élection présidentielle indique un net rejet de la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Les politiques d’austérité ont creusé les inégalités, augmenté la pauvreté et appauvrit les capacités des services publics à intervenir. Les discours et mesures n’ont cessé d’opposer les citoyens entre eux contribuant ainsi au repli et au rejet de « l’autre ». Cette politique a contribué à alimenter un vote d’extrême droite particulièrement préoccupant. Si le Front National exploite aujourd’hui la situation de crise et l’inquiétude légitime des français face à l’avenir, ses propositions constituent une grave menace pour les acquis sociaux et la démocratie.

La réélection de Nicolas Sarkozy ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens et renforcerait les attaques subies au long de son mandat.

Cette perspective n’est pas envisageable. La FSU considère qu’une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité et que la construction d’alternatives en France comme en Europe est indispensable. Elle appelle à se mobiliser en ce sens.

Dans un monde en profondes mutations, alors que les évolutions de la société supposent des besoins nouveaux, il faut apporter des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de l’environnement notamment par le partage des richesses et le développement et l’amélioration des services publics.

Dans ce contexte, le 1er mai, journée de solidarité internationale, prend une dimension particulière et la FSU se félicite de l’appel intersyndical unitaire. Elle veillera à ce que cette journée ne soit pas détournée de son sens par ceux qui mènent des politiques contraires aux intérêts des salariés, chômeurs et retraités.

La FSU appelle à faire de ce 1er mai une journée massive de mobilisation unitaire pour porter les revendications sociales, l’exigence de progrès social et de démocratie. Pour combattre la xénophobie et le racisme, pour préserver et développer les acquis sociaux, pour que la démocratie l’emporte, plus que jamais l’unité des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités est la meilleure réponse.

Faisons ensemble du 1er mai une journée de lutte et d’espoir pour plus de solidarité, d’égalité et de justice sociale.

Manifestation à Marseille 10 h 30 Vieux Port

et dans plusieurs villes du département. 

17 avril 2012

Communiqué commun intersyndicale appel au 1er mai

 

Communiqué CFDT – CGT – FSU – Solidaires - UNSA 

1er mai 2012 : satisfaire les revendications pour le progrès social 

 

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :

 

-          faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;

-          exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;

-          faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

 

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive  du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

 

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

-          priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,

-          lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;

-          la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

 

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.

Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :

-       développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,

-       mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,

-       faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

 

La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les territoires pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.

Le 16 avril 2012

26 mars 2012

Les agents des collèges ne lacheront rien !

ENSEMBLE, POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITE DANS LES COLLEGES DU 13 !

 

ON NE LACHERA RIEN !

 

Après l’incontestable succès de la manifestation des ATC le 17 novembre 2011, la FSU et la CGT tirent un bilan positif de l’action devant le CG13.

 

Plus de 30% de grévistes, 500 manifestants, mobilisation bruyante et colorée, de nombreux médias présents (TF1, FR3, la Marseillaise), jamais le CG13 n’avait connu une telle mobilisation !

 

Les annonces  en début d’année du Président Guérini n’ont pas répondu aux revendications des personnels des collèges, avec l’attribution en tout et pour tout, d’une prime de 130 euros…

Aujourd’hui, le budget du CG13 a été voté, avec, pour les ATC, 18 postes créés.

 

                        C’EST LE RESULTAT DE LA MOBILISATION !

 

Initialement, aucune création de poste n’était envisagée.

 

Le nombre de postes est insuffisant, mais ils sont le fruit de l’action du 17 Novembre.

 

Concernant les autres revendications :

- rien sur les carrières,

- rien sur le système de remplacement,

- rien sur les régimes indemnitaires, sauf une note scandaleuse de l’administration qui inciterait à diviser encore les personnels avec l’exclusion des détachés, des postes aménagés et des personnels logés d’une revalorisation des IAT !

 

                                         C’EST INNACEPTABLE !

 

L’intersyndicale s’est réunie et a décidé de maintenir la pression sur le Président Guérini en continuant de faire signer la pétition unitaire en prévision d’une nouvelle action des personnels.

L’intersyndicale demande aujourd’hui 23 Mars 2012, un rendez vous avec le président du Conseil Général 13.

 

ENSEMBLE, NOUS POUVONS GAGNER ! CONTINUONS A NOUS MOBILISER !

tract fsu cgt cgt fsu 2332012 -3-[1].pdf

22 mars 2012

TRAVAIL SOCIAL

Travail social : le Snuclias-FSU interpelle les candidats aux élections présidentielles et législatives
 
 

 
Adressé aux huit candidats à l’élection présidentielle « respectant les valeurs républicaines », le courrier insiste sur la dégradation des moyens et conditions du travail social « entre les pauvres et les marchés ».
 
La lettre a été postée mardi 20 mars 2012. Les candidats aux législatives la recevront plus tard. Rédigée par le Syndicat national unitaire collectivités locales, intérieur et affaires sociales-Fédération syndicale unitaire (Snuclias-FSU), premier syndicat non enseignant de la FSU qui regroupe environ 6 000 travailleurs sociaux et médico-sociaux, elle s’accompagne d’une brochure en forme de manifeste. Intitulé « le travail social entre les pauvres et les marchés », ce cri d’alarme développe les revendications sociales et professionnelles des travailleurs sociaux et leurs propositions.
 
Cri d’alarme - Placés en première ligne de ce qu’ils décrivent comme une « paupérisation et une précarisation massives», ils se disent confrontés depuis dix ans à des situations de plus en plus dégradées, qui s’étendent aux classes moyennes basses de la population, au détriment du maintien de la cohésion sociale. Leurs moyens, qu’ils qualifient de dérisoires, leur donnent le sentiment « d’écoper la misère », face à l’échec des politiques publiques.
 
« La montée du ras le bol dans les services sociaux est telle qu’une interpellation était nécessaire », soulignait Hervé Heurtebize, éducateur spécialisé au conseil général du val de Marne et membre du conseil national du Snuclias, lors de la présentation de cette adresse aux candidats qui décrit la pénurie vécue par ces travailleurs sociaux : « Au désengagement de l’Etat dans ses missions de régulation et dans son devoir de solidarité nationale s’ajoute la réduction des budgets sociaux des collectivités territoriales et de ceux des associations. Entre les pauvres et les marchés, les décideurs d’aujourd’hui choisissent les seconds » précisent-il à l’intention des possibles futurs présidents.
 
Au cœur de contradictions - Au contexte aggravé par la crise s’ajoutent, selon eux, des réorganisations qui tendent à vider de sens le travail social et placent ceux qui l’assurent au cœur de contradictions. « Nous passons trop de temps à remplir des dossiers de plus en plus volumineux au fur et à mesure que les aides se réduisent. De nouveaux modes de management mettent en cause notre professionnalisme », décrivait Gaëlle Chollet, assistante sociale au conseil général du Cher (lire témoignage ci-dessous), évoquant une « suspicion quantitative » quand le travail réel ne correspond pas aux statistiques attendues, et insistant sur la nécessité de résister et de réinterpeller ses collègues sur ce qui ne doit pas être accepté. Des collègues chargés de traiter la précarité, mais souvent eux-mêmes en contrats précaires sur des emplois non permanents ou en contrats aidés. La situation des titulaires s’est elle aussi dégradée. « Un assistant socio-éducatif commençait en 1985 à 2,25 Smic, il débute aujourd’hui à 1,18 Smic. C’est le seul cadre d’emploi qui n’a pas été revalorisé depuis vingt ans », pointait Didier Bourgoin, secrétaire national du Snuclias-FSU remarquant que les conditions de vie des professionnels du travail social ne sont pas si éloignées de celles des publics dont ils s’occupent.
 
La brochure de 45 pages envoyée aux candidats dresse des constats étayés sur « la gestion sociale de la crise » et sur « le travail social au cœur des contradictions » et développe treize propositions « pour lutter contre la pauvreté et reconstruire le travail social ». Le document se termine par une trentaine de « paroles libres de travailleurs sociaux ».
Le Snuclias-FSU demande notamment :
  • la mise en œuvre de droits sociaux pour tous : emploi décent, augmentation des salaires et des retraites, revalorisation des minima sociaux, droit au logement, droit à la santé, fiscalité juste, progressive et redistributive ;
  • un travail social respecté, reconnu et à l’autonomie protégée, disposant des moyens d’accompagner les publics des services sociaux : moyens en personnel qualifié, reconnaissance des qualifications professionnelles, intégration en catégorie A type pour les fonctionnaires et statut de cadre pour le secteur associatif, respect des droits des publics des services sociaux, péréquation de ressources pour compenser les inégalités territoriales, etc.


"Les collègues sont confrontés sur le terrain à une situation de plus en plus dégradée". C'est le Syndicat national unitaire Collectivités locales, Intérieur et Affaires sociales (SNUCLIAS-FSU) qui le dit, alors que l'organisation, qui défend les intérêts des travailleurs sociaux de la fonction publique, a envoyé, mardi 20 mars, un courrier aux candidats aux élections 2012 pour les interpeller "sur le bilan des politiques sociales actuelles et leur conséquences sur les populations et le travail social".


Ce texte, qui s'accompagne d'une brochure détaillant les constats et les revendications du syndicat, doit être adressé à huit des postulants à l'Elysée, à l'exception de Marine Le Pen et de Jacques Cheminade, qui "ne présentent pas les garanties républicaines nécessaires", selon son secrétaire général, Didier Bourgoin.

 
De véritables droits sociaux
Le SNUCLIAS-FSU s'y prononce, en premier lieu, pour "la mise en oeuvre de véritables droits sociaux pour tous, afin de rompre avec l'aggravation des phénomènes de précarité et de misère sociale".
Une revendication qui passe, entre autres, par la garantie d'un emploi décent pour tous, par l'augmentation des salaires et des retraites, par la revalorisation des minima sociaux ou encore par l'effectivité du droit au logement. L'organisation syndicale réclame en outre "un travail social respecté, reconnu et à l'autonomie protégée" et "qui dispose des moyens d'accompagner les publics des services sociaux".

Reconnaissance des professionnels
Une exigence qui inclut la reconnaissance des qualifications professionnelles, à commencer par l'homologation au niveau II français des diplômes d'Etat du travail social obtenus après trois ans d'études supérieures, ou encore l'intégration, dans la fonction publique, des travailleurs sociaux en catégorie A type et la création d'une filière complète jusqu'en A+ pour l'ensemble des agents du social et de l'éducatif. Sans oublier "la fin de la casse des conventions collectives du secteur sanitaire, médico-social et social (CC51 et CC66)".

L'une des demandes ainsi portées à la connaissance des candidats aux scrutins présidentiel et législatifs concerne "le respect des droits des publics des services sociaux et la protection renforcée des informations détenues par les travailleurs sociaux, le gel et la mise à plat de l'informatisation du travail social", dans l'intérêt des familles.

Pour le maintien de la cohésion sociale
Car "les salariés et les métiers du travail social ont ceci de particulier qu'ils ne peuvent pas défendre leurs propres intérêts sans défendre en même temps ceux des personnes pour lesquelles ils travaillent", et donc "des plus vulnérables, des plus fragiles", a pour sa part commenté Hervé Heurtebize, secrétaire national du SNUCLIAS-FSU, devant la presse spécialisée.
Une exigence d'autant plus cruciale à ses yeux que ses bénéficiaires ne peuvent pas être réduits aux usagers quotidiens des services sociaux, les demandeurs d'aides et de prestations sociales, d'aide éducative, "ceux qui sont qualifiés de pauvres, de  précaires, d'exclus, de marginaux".

Car "les personnes bénéficiaires du travail social sont aussi en dernière instance tous les citoyens tant il est vrai que le travail social constitue l'un des éléments de maintien de la cohésion sociale". Ceci étant "encore plus vrai aujourd'hui que beaucoup de nos concitoyens peuvent redouter qu'une rupture dans leur vie professionnelle, familiale, dans leur santé, ne les précipite dans l'exclusion sociale".
Cette interpellation constitue donc "un cri d'alarme sur les conditions d'exercice du travail social et aussi sur la dégradation de notre société".
 
Une perte de sens
Et le représentant syndical de décrire une situation où "les travailleurs sociaux passent désormais une partie de plus en plus importante de leur temps à remplir des dossiers d'autant plus volumineux que les aides se réduisent".
Un autre facteur mis en cause par le SNUCLIAS dans la dégradation des conditions de travail des professionnels du social réside par ailleurs dans les exigences croissantes d'une évaluation ressentie comme "une suspicion quantitative de la qualité de notre travail", a regretté pour sa part Gaëlle Chollet, assistante sociale dans le Cher, en soulignant le sentiment prégnant de "perte de sens" ressenti par les travailleurs sociaux dans leur activité.

"Est-ce que les travailleurs sociaux sont les agents de la régulation sociale ?", s'est interrogé à cet égard Didier Bourgoin, le secrétaire général du syndicat, en s'insurgeant : "Est-ce que leur travail, c'est d'apprendre aux familles à vivre avec les minima sociaux ?"
Et que penser des "demandes de placement d'enfants pour la seule raison que leurs parents n'ont pas de logement ?", avec pour conséquence "des familles séparées, disloquées du seul fait de problèmes sociaux et pas de comportements répréhensibles", s'est-il enfin indigné.
 

 
 

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15 mars 2012

Communiqué contre le Front National

L'Intersyndicale des Bouches-du-Rhône CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNSA  appelle les jeunes, les chômeurs, les salariés, les retraités à ne pas se tromper de colère !

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale, touche durement les salariés, les retraités, les demandeurs d’emplois alors qu’ils ne sont en rien responsables. La crise menace l’avenir des jeunes, des plus fragiles, met à mal le vivre ensemble et les solidarités. Elle accroit les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, la pauvreté et l’exclusion.

 

A rebours des attentes de tous, sur des mesures en faveur de la justice, de l’égalité et d’une juste répartition des richesses créées par le travail, ce gouvernement n’a eu de cesse d’accentuer les injustices sociales par le biais de multiples cadeaux fiscaux aux plus aisés et au grand patronat.


 

Ce pouvoir, a méprisé le dialogue social, comme le démontre sa surdité face aux exceptionnelles mobilisations sur les retraites. Il fustige le syndicalisme et s’en prend à ses représentants. Il organise la mise en concurrence des salariés, l’opposition entre français et étrangers et porte ainsi une lourde responsabilité dans la banalisation des thèses racistes.

Cette attitude a contribué à la montée des intentions de vote pour la candidate du Front National à un niveau préoccupant.

 

Les organisations syndicales, s’inquiètent de cette banalisation du Front National. Malgré l’habile stratégie de communication pour tenter de changer son image, ce parti n’a pas changé le fond de sa politique. Il s’inspire toujours des thèses des organisations fascistes qui ont mené l’Europe et le monde à la guerre et la catastrophe. Il instrumentalise le désarroi social, le sentiment d’abandon de façon totalement démagogique et demeure en réalité pleinement inscrit dans une logique de soutien au fort contre le faible et d’exploitation salariale ultime. Ainsi les organisations syndicales affirment avec force que le FN n’est pas un parti républicain comme les autres. Son concept de préférence nationale l’éloigne définitivement des principes républicaines de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de nos valeurs syndicales.

 

Le Front National représente un danger pour les salariés, puisqu’il ignore leurs revendications, notamment celles portées massivement par un large mouvement social sur la question des retraites. A l’occasion de ce conflit la candidate du FN n’ a pas hésité à traiter les manifestants d’émeutiers, en réclamant l’intervention contre eux des forces de l’ordre. Ce parti n’a de cesse d’attaquer la fonction publique et ses agents en prônant l’accentuation des politiques libérales déjà à l’œuvre, et développe un intense anti-syndicalisme. Le Front National demeure le relais des intérêts des forces de l’argent  les plus réactionnaires qui ne manquent aucune occasion pour tenter de précariser et réduire l’emploi et affaiblir les salaires.

 

Le vivre ensemble, les libertés démocratiques, le développement économique et social ont tout à craindre d’un parti à la doctrine ultra libérale et autoritaire et aux propositions discriminatoires et antisociales.L'intersyndicale des Bouches-du-Rhône décide de se mobiliser  pour contribuer à dévoiler la réalité des thèses et des positions du FN. Elles appellent les salariés, les jeunes, les chômeurs, les retraités du département à ne pas se tromper de colère et à participer massivement aux rendez vous démocratiques qui s’annoncent pour combattre le FN et porter leurs exigences en matière de liberté, d’égalité, de démocratie, de progrès social.

 

Marseille le 12 Mars 2012

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09 mars 2012

Une plate-forme revendicative sur le travail social dans les Bouches-du-Rhône

Le SDU13-FSU du Conseil Général 13 et la CGT ont réalisé en commun une plate-forme revendicative de l’ensemble des professionnels du secteur social, médico-social, public, privé et associatif dans les Bouches-du-Rhône qu'ils présentent aux groupes des candidats aux futures élections.

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En France, le travail social est de plus en plus soumis à une conception marchande, à une vision purement économique de la relation d’aide, à une idéologie sécuritaire et répressive de l’intervention sociale. En effet, les choix politiques imposant des logiques comptables et gestionnaires sont responsables de l’effondrement des moyens mis à disposition des publics et des professionnels. Ces politiques portent atteinte aux concepts fondamentaux de solidarité et d’humanisme, inhérents à la relation d’aide.


La destruction organisée de cet outil de travail, les attaques fortes portées aux qualifications, métiers, savoir faire, expériences s’inscrivent dans un plan de destruction programmée des missions de service public.


Le SDU13-FSU du CG13, la CGT, et les professionnels s’indignent de ces dérives induites par des positionnements politiques qui conduisent à une stigmatisation des populations, à une instrumentalisation des dispositifs et des acteurs de l’action sociale à des fins de contrôle, à des atteintes sans précédent des droits des usagers et des enfants, à des dénis de démocratie, à un rejet du devoir de solidarité.
Partout sur l’Hexagone, des collectifs, groupes ou associations se développent pour défendre un service social de qualité, centré sur les besoins de l'usager, le respect de son identité, de son parcours et de son projet personnel.

Les organisations  CGT ADAI — CGT ADDAP — CGT ANEF — CGT ARS — CGT CCAS Marseille — CGT Conseil Général 13 — CGT Éduc’Action — CGT Hôpitaux — CGT IMF Marseille — CGT MECS L’Eau Vive — CGT Protis — CGT Sauvegarde 13 — FSU Conseil Général 13 — Salariés de l’ACPM — UGICT-CGT /CAF - Union Départementale CGT 13 revendiquent :


- Des services d’action sociale, éducative, et médico-sociale de qualité respectant les droits des usagers et des enfants,
- le respect du cadre d’intervention des professionnels, de leur éthique et déontologie,
- des moyens indispensables à l'exercice des missions obligatoires de service public cen-trées sur les besoins du public,
- des conditions de travail décentes respectant nos métiers, l’usager, le sens de nos missions.


Elles exigent :
- la défense par les élus d'un pacte social fort qui reconnaît le secteur sanitaire éduca-tif, social et médico-social comme axe prioritaire,
- une politique sociale basée sur la relation d’aide et l’arrêt de l’instrumentalisation des dispositifs,
- le retour aux notions fondamentales qui guident l'exercice de nos professions et permettent la mise en oeuvre d'une politique centrée sur les besoins de l'usager, le respect de son identité, de son parcours et de son projet personnel,
- le retour immédiat aux idées fondatrices de l'action éducative en rejetant les as-pects sécuritaires, répressifs et marchands de la conception actuelle de l’action so-ciale,
- des moyens et des effectifs, par la création de postes dans le secteur public, privé et associatif, la titularisation de tous les CDD et contrats précaires,
- la reconnaissance des métiers, des diplômes,

- la défense de conventions collectives, des déroulements de carrière à la hauteur des qualifications, une revalorisation salariale globale,
- le respect des règles de confidentialité et le respect du secret professionnel des as-sistants sociaux en référence aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal et du code de déontologie,
- l’arrêt de l’informatisation des dossiers sociaux,
- l’arrêt de toute politique de stigmatisation des populations.

Elles appellent l’ensemble des personnels du secteur social et médico-social à nous rejoindre pour faire aboutir de légitimes revendications.

Plateforme revendicative partenariale finalisée au 3 fevrier 2012.pdf

10:57 Publié dans DGAS, Tracts | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mars 2012

Jour de carence

 

JOUR DE CARENCE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

 

UNE MESURE INIQUE ET INEFFICACE

Le SDU13- FSU condamne l'instauration d'un jour de carence dans la Fonction Publique à compter du 1er janvier 2012.

Nous ne comprenons pas la précipitation avec laquelle certains employeurs territoriaux se saisissent de cette question pour l'appliquer aussi rapidement alors que des élus de la représentation nationale sont opposés tant à l’ssemblée Nationale qu’u Sénat qui a, en ce qui le concerne, rejeté le texte de loi.

Politiquement cette mesure est inacceptable : elle est inique, inefficace et imbécile.

‐ C’est une nouvelle attaque contre la protection sociale annoncée par le gouvernement dans le cadre d'un nouveau plan de rigueur. C'est une mesure essentiellement électoraliste visant à stigmatiser les fonctionnaires. C'est oublier que 75 % des salariés du secteur privé ne sont pas pénalisés par les jours de carence qui sont couverts par les conventions collectives et pris en charge par les employeurs. De plus cette mesure est inefficace sur le plan économique. En effet les retenues sur le salaire des fonctionnaires des 3 fonctions publiques ne seront même pas reversées au budget de la sécurité sociale, au contraire moins de salaire génèrera moins de cotisations sociales, donc moins de moyens pour la protection sociale.

‐ Cette décision unilatérale et autoritaire, instaurée sans concertation par l'article 105 de la loi de finance de décembre 2011, est en totale contradiction totale avec l'art 57 de la loi du 26 janvier 1984 régissant le statut des fonctionnaires qui dispose que les agents conservent l'intégralité de leur traitement pour 3 mois et un demi‐traitement pendant 9 mois en cas de maladie ordinaire. En l'absence de toute clarification juridique une circulaire d'application est attendue. Des recours au Tribunal Administratif vont être effectués, il n'y a donc aucune urgence à appliquer une disposition adoptée dans la précipitation et en l’bsence de toute concertation pourtant prévue par les accords de Bercy sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique.

Ainsi, la FSU s'est élevée contre le fait qu’ne nouvelle fois le gouvernement  s’attaque directement au statut général de la fonction publique en modifiant la loi sans demander l'avis d'un Conseil Supérieur (État, Hospitalier, Territorial) ou du Conseil Commun pour les 3 fonctions publiques, qu'il vient pourtant d'installer fin janvier 2012, s’exonérant ainsi du minimum de dialogue social réglementaire avec les organisations syndicales représentant les personnels.

C’est également pourquoi nous demandons aux collectivités territoriales de surseoir à toute décision qui pénaliserait financièrement les agents qui bénéficient d’un congé de maladie.

03 juillet 2006

suite de la greve du 15 juin

CGT – SDU/FSU – FO – CFTC – SNPMI

 

Du Conseil Général des Bouches-du-Rhône

 

 

FLASH INFO !

GREVE DU 15 JUIN 2006

 

SUITE…

 

Le rassemblement à 9h30 dans l’atrium a réuni plus de 150 personnes, des cinq directions de la DGAS !

 

 

Le personnel gréviste avec les organisations syndicales a été reçu à 11h par Mme Ecochard, Elue et Déléguée aux ressources humaines, Monsieur Marchand, Directeur du cabinet du Président, Monsieur Malatesta, DGAS, Madame Cros, Secrétaire Générale de la DGAS.

 

En résumé, que des discours et rien de concret !

 

 

Des tracts ont été distribués l’après-midi dans l’atrium à tous les invités de la conférence départementale sur le logement et au métro de St Just.

 

 

Le personnel gréviste, réuni en assemblée générale jusqu’à 15h, a pris la décision de monter au 9° étage et ne plus en bouger tant qu’il n’avait pas obtenu une date de réunion sur les recrutements à la DGAS !

 

 

Après avoir fait du bruit dans les couloirs du 9° étage puis de la DRH, M.Bono, DRH, nous informe à 17h de la date d’une réunion « pour faire le point sur les recrutements »,

 

le jeudi 29 juin au matin !

 

 

Nous avons décidé de maintenir la pression jusqu’à cette date,

 

par un tract à diffuser aux partenaires et à la population et par d’autres actions…

 

 

Un tract plus complet vous parviendra la semaine prochaine… A suivre !

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12 juin 2006

Jeudi 15 juin 2006 - Grève à la DGAS

CGT – SDU/FSU – FO – CFTC – SNMPMI
Du Conseil Général des Bouches-du-Rhône
07/06/06



Jeudi 15 juin 2006
Grève à la DGAS



L’assemblée générale du 30 mai a réuni le personnel des trois directions PMI, DASAC, ASE de 14 MDS et certains secteurs. A l’unanimité, les agents ont décidé une journée d’action gréviste le jeudi 15 juin 2006 et demandent un rendez-vous au Président.

Pour dénoncer :

 Le blocage délibéré du Conseil Général à recruter sur les postes budgétisés: actuellement 61 postes (assistantes sociales, éducateurs spécialisés, puéricultrices, infirmières, rédacteurs…) sont toujours vacants à la DGAS !
 Le redéploiement des effectifs lors des réorganisations de service;
 Le mépris des engagements pris par l’Administration lors de la signature du protocole RTT pour recruter les auxiliaires nécessaires;
 Le choix de la collectivité de réduire le travail social à des taches administratives et de le vouer à la rentabilité;
 La disparition des espaces de transversalité et de réflexion dans la pluridisciplinarité au profit de l’isolement;
 Les menaces de privatisation ( AED au Service de Sauvegarde) et d’extension de conventionnement ( consultations de nourrissons à l’APRONEF)

Pour revendiquer :

 Le respect et le sens de l’action sociale et médico-sociale : notre département doit se doter des moyens nécessaires pour remplir ses missions obligatoires en matière de protection de l’enfance, de personnes âgées, de personnes handicapées. Il doit faire un effort significatif sur la mission de prévention aujourd’hui trop négligée ;
 Le remplacement des 61 postes vacants ;
 Les effectifs nécessaires pour la mise en place des nouveaux services (service des modes de garde de la petite enfance, service accueil familial ) ;
 La réévaluation et le recrutement des auxiliaires nécessaires sur le terrain pour remplacer les longues maladies, les CPA, les temps partiels ;
 Le respect des engagements de la DGAS : possibilité de mobilité pour les secrétariats dans certaines conditions et prise en compte de la pénibilité du travail ;
 La résorption de l’emploi précaire pour les médecins vacataires depuis de longues années ;
 La garantie des droits des personnels de manière égalitaire : RTT, temps partiels, formation, droits syndicaux, rémunération ( NBI et primes )…
Pour réaffirmer :

 Que le service public d’action sociale et médico-sociale doit être de proximité pour répondre aux besoins des populations ;
 Que le sens du travail social et médico-social vise avant tout à développer les potentialités de chacun pour les rendre acteurs de leurs propres changements et atteindre leur autonomie ; cela demande du temps, de la qualification, de la formation, des outils de travail adaptés …
 Que l’accompagnement social et médico-social des enfants et de leurs familles, doit l’être à la fois dans sa globalité et ses spécificités ;
 Que le travail social et médico-social ne peut se réduire à une gestion et rationalisation de seules prestations de service;
 Que les travailleurs sociaux et médico-sociaux ont besoin d’espace d’expression et de réflexion en équipe, de pouvoir monter et mener des projets, en partenariat, en réseaux… ;
 Que les travailleurs sociaux et médico-sociaux disent Non à la délation et Non au dépistage précoce des ‘’troubles des conduites’’ chez l’enfant dés 3 ans, contenus dans les projets de loi du Gouvernement .

Pour interpeller le Président sur :

 La politique sociale et médico-sociale menée par le Département ainsi que les moyens qui y sont alloués, et en particulier sur la Prévention ;
 La position de la Collectivité sur la mise en œuvre du « Contrat de responsabilité parentale », outil de répression.


Parce que nous voulons
une politique sociale et médico-sociale
à la hauteur des besoins de la population!

Parce que nous voulons
que nos conditions de travail changent !

13:48 Publié dans Tracts | Lien permanent | Commentaires (0)