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29 septembre 2014

Retraites

 Non Monsieur le Premier ministre, les pensions ne sont pas des variables d’ajustement!

Avec huit organisations de retraités, la FSU les appelle à se mobiliser le 30 septembre prochain afin d’exiger du gouvernement d’autres mesures pour répondre aux baisses de pouvoir d’achat de l’ensemble des retraités et rappeler ses revendications sur la loi vieillissement et la défense des services publics de proximité.

Après les mobilisations des retraités le 3 juin dernier, le gouvernement avait annoncé un « geste » pour les pensions inférieures à 1200€, les autres étant gelées jusqu’au 1er octobre 2015. Le premier ministre – après bien des incertitudes et annonces contradictoires - vient de faire connaître ses décisions :

- Revalorisation du minimum vieillesse qui passera de 792 € à 800€ (+1%)

- prime exceptionnelle pour les 6 millions et demi de retraités percevant moins de 1 200€ mensuels. Ces décisions ne sont pas à la hauteur des attentes et de la dégradation du niveau de vie des retraités.

La prime exceptionnelle de 40 € (3,3€ mensuels sur un an !) ne sera versée qu’une fois.

C’est bien l’ensemble des pensions qui sera bloqué jusqu’au 1er octobre 2015.

Ce n’est pas supportable alors que les dépenses contraintes continuent de progresser, que la fiscalité nationale et locale s’alourdit pour une grande majorité de retraités.

La réduction des dépenses publiques a des répercussions souvent dramatiques en matière de santé, de transport, de culture…Les politiques d’austérité provoquent des situations sociales intolérables.

La FSU rappelle que les pensions ne sont pas des variables d’ajustement et ne relèvent pas non plus de la charité.

Les retraités sont des salariés et leur pension est un salaire continué, fondé sur la qualification du salarié et sur ses années de cotisations.

La FSU demande que les pensions soient à nouveau indexées sur les salaires pour rétablir la cohérence entre salariés actifs et salariés retraités. Dans l’immédiat, elle demande l’augmentation du pouvoir d’achat de tous, actifs et retraités.

Avec huit organisations de retraités, la FSU les appelle à se mobiliser le 30 septembre prochain afin d’exiger du gouvernement d’autres mesures pour répondre aux baisses de pouvoir d’achat de l’ensemble des retraités et rappeler ses revendications sur la loi vieillissement et la défense des services publics de proximité.

mercredi 17 septembre 2014

 

18 août 2014

Etat généraux du travail social

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Ni Assises, ni couché-e-s, nous restons debout ! ...

scandaient les 350 travailleuses et travailleurs sociaux rassemblé-e-s à l'appel de la CGT et de la FSU à la faculté de médecine de la Timone à Marseille à l'occasion de la convocation des « Etats Généraux du travail social » inter région Grand Sud.
Devant la mobilisation des personnels, les représentants de l'Etat ont été obligés d'annuler ces assises. Qu'en est il de ce dossier ?

En décembre 2012, lors de « la conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale », le Président de la République annonçait la tenue d'Etats généraux du travail social, à construire avec les acteurs concernés.
Depuis les conditions du débat (absence de fait des employeurs, les conseils généraux entre autre) n'ont jamais permis d'échange avec les représentants des professions que sont les organisations syndicales.
De plus les annonces de réforme territoriale font peser une réelle menace sur les missions de l'action sociale et créent un climat anxiogène chez les personnels.
Par ailleurs les mesures de restrictions budgétaires pèsent lourd sur la réalité de ce travail (fermeture de permanences CAF dans les BdRh, diminution des moyens mis à dispositions des familles et des enfants, diminution des budgets alloués aux dispositifs d'insertion).
Les professionnels du secteur sont enjoints de répondre à une demande sociale de plus en plus forte avec moins de moyens.
Les travailleurs-euses sociaux, qu'ils-elles relèvent des collectivités territoriales, des services de l'Etat (éducation , justice …), du secteur associatif s’inquiètent de la dérive de leur métier et de leurs missions. Ils réclament la reconnaissance des qualifications acquises, de meilleures conditions de travail, une revalorisation de leur profession.

La FSU réclament avec elles et eux :
la reconnaissance du DE bac +3 au niveau II de qualification,
le positionnement en catégorie A dans les grilles des 3 fonctions publiques,
une augmentation salariale en conséquence (un travailleur social démarre sa carrière à 1,1 fois les Smic),
le déblocage des budgets garantissant aux étudiant-e-s les gratification de stage,
une approche globale et non fractionnée des missions, comme cela est le cas aujourd'hui,
une garantie de financement public des politiques sociales.

Ces Etats généraux sont un simulacre de démocratie et de « dialogue social », il n'existe aucune préparation en amont, aucun engagement politique.
L'annulation aujourd'hui des ces Assises à Marseille, même si elle n'est pas un but en soit est significative du climat existant dans nos professions. Elle pose de fait la question d'un vrai débat public et démocratique et d'un engagement à consolider ces missions et à reconnaître les personnels qui les font vivre.
L'action doit continuer, la FSU s'y emploiera  dans l'unité syndicale !

04 juillet 2014

Lancement d’un observatoire

 national intersyndical des politiques et des pratiques municipales de l’extrême droite

Dans le prolongement de la campagne intersyndicale « Unis contre l’extrême droite, ses idées et ses pratiques », lancée le 29 janvier dernier, étayée par plusieurs dizaines d’initiatives réparties sur tout le territoire, nos organisations syndicales ont décidé de se doter d’un outil permanent : l’observatoire national intersyndical des politiques et des pratiques municipales de l’extrême droite.

L’extrême droite, se nourrissant de la désespérance sociale et du rejet des politiques actuelles, administre désormais 14 municipalités, auxquelles s’ajoute le 7e secteur de Marseille : Beaucaire (Gard), Béziers (Hérault), Bollène (Vaucluse), Camaret-sur-Aigues (Vaucluse), Orange (Vaucluse), Le Pontet (Vaucluse), Piolenc (Vaucluse), Cogolin (Var), Fréjus (Var), Le Luc (Var), Hayange (Moselle), Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Villers-Cotterêts (Aisne), Mantes-la-Ville (Yvelines).

Ce sont plus de 450 000 administrés, sur lesquels pèsent les conséquences pratiques des politiques d’extrême droite. Par ailleurs, elle dispose désormais de plus de 2 000 conseillers municipaux et intercommunaux à même de distiller et d’étendre sa sphère d’influence. L’analyse de terrain de leur pratique est un enjeu important. Marine Le Pen ne s’y trompe pas en déclarant dans la presse avoir besoin d’un bilan pour assurer sa progression.

Pour ce faire, il nous faut être en capacité de mesurer sur le terrain, dans l’ensemble des champs dans lesquelles nous sommes présents (entreprises, services, écoles, universités, services publics, collectivités territoriales, associations…), les effets concrets des pratiques de l’extrême droite.

D’ores et déjà, nous avons pu enregistrer un certain nombres de faits révélateurs touchant notamment la culture, la démocratie locale, les politiques sociales... : arrêt de la mise à disposition d’un local et suppression de subvention pour la Ligue des droits de l’Homme (Hénin-Beaumont) ; refus du maire de Villers-Cotterêts de célébrer l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage ; baisse des subventions des centres sociaux des quartiers à forte population d’origine immigrée (Fréjus) ; volonté d’armer la police municipale et de la faire travailler 24h sur 24 (Béziers) ;…

Dans l’unité la plus large, nous appelons à créer ou renforcer des structures locales enracinées dans les villes et dans les pratiques de terrain, en lien avec l’observatoire national intersyndical des politiques et des pratiques municipales de l’extrême droite.

Nous nous fixons comme objectif de faire un état des lieux sur le long terme des effets des politiques d’extrême droite, d’analyser les résultats de ces observations, de communiquer, d’organiser et d’appuyer les ripostes et défenses unitaires nécessaires.

Paris, 3 juillet 2014

03-07-2014 Campagne Extreme droite.pdf

 

Conférence sociale :

 le gouvernement doit entendre les organisations syndicales !

La situation économique et sociale est grave : chômage, précarité, pauvreté, pouvoir d’achat...et les inégalités sociales se creusent. Tous les indicateurs sont au rouge. Derrière les chiffres, il y a nombre de citoyennes et citoyens vivant dans la difficulté.

Et c’est dans ce contexte que le gouvernement fait le choix de détourner le dialogue social au profit du seul patronat.

A la veille de la conférence sociale, il vient à nouveau d’envoyer un signal clair en repoussant la mise en oeuvre du compte pénibilité, cédant ainsi aux injonctions de ce dernier.

Pourtant les attentes du plus grand nombre, salariés, chômeurs, jeunes, retraités, nécessitent un dialogue social de haut niveau dans lequel les propositions syndicales soient entendues et connaissent des concrétisations.

La FSU a dénoncé la politique actuelle du gouvernement, ancrée sur le Pacte de responsabilité, comme socialement injuste et économiquement inefficace.

Elle est porteuses d’analyses, de propositions liées aux rémunérations, à l’accès à l’emploi, au lien qualification-formation-emploi, aux solidarités à construire en Europe, à l’égalité à promouvoir, au renforcement du service public et à la prise en compte des besoins sociaux.

Aujourd'hui les inquiétudes sont nombreuses dans la population et les salariés expriment beaucoup de colère et d'attentes ces derniers mois sans être entendus par le gouvernement.

Celui-ci ne peut faire l’impasse sur les réactions syndicales et doit répondre aux aspirations des salariés, des chômeurs, des jeunes et des retraités.

La FSU attend des engagements forts du gouvernement, marquants un changement de cap, et elle sera particulièrement vigilante aux réponses qu’il apportera à l’occasion de cette conférence sociale.

Elle juge nécessaire un rendez-vous intersyndical dans l’unité la plus large pour faire face à la situation économique, sociale et environnementale.

 

30 juin 2014

Réforme territoriale

 

POUR LA DÉFENSE DES SERVICES PUBLICS ET DE LEURS PERSONNELS

 

NON À CETTE RÉFORME TERRITORIALE

Le bureau national du SNUCLIAS-FSU réuni les 26 et 27 juin 2014 à Pantin dénonce le projet de réforme territoriale tant sur la forme que sur le fond. Sans consultation des citoyens, sans mandat, et a contrario de l’engagement pris par le Président de la République fin janvier 2014, le gouvernement engage un véritable « chamboule tout » de l’organisation territoriale. Faisant fi d’un quelconque bilande la décentralisation engagée au début des années 80, avec pour seuls arguments des économies budgétaires improbables et un motif contestable sur la taille des régions, le gouvernement Valls veut imposer un chaos institutionnel sans précédent.

 

Des centaines de milliers d’agents territoriaux assurant des missions aussi essentielles que l’aide aux personnes âgées, l’entretien de la voirie départementale, la protection de l’enfance, l’organisation des transports scolaires, le financement des transports ferroviaires régionaux, la restauration scolaire et l’entretien des collèges et lycées, les services sociaux, le soutien à la culture… sont concernés par ce projet précipité et dangereux.

 

L’annonce de la suppression à terme des Conseils Généraux, menacés d’ici 18 mois de perdre 1/3 de leurs personnels par transfert dans les nouvelles régions, relève de l’improvisation, de l’incompétence et même du mépris vis-à-vis du travail engagé par les agents de ces collectivités depuis de nombreuses années.

 

En effet si les compétences collèges, voirie et transports scolaires sont transférées au 1er janvier 2017 dans les nouvelles régions, il est prévu que toute la compétence de l’action sociale (75% des budgets départementaux) soit d’ici 2020 dispersée dans les intercommunalités, dont le seuil minimum doit être porté de 5000 à 20000 habitants. Que restera-t-il de l’égalité de traitement des usagers ? Quant aux centaines de personnels des laboratoires départementaux, des foyers départementaux de l’enfance, des archives, des bibliothèques départementales de prêts, des musées, des sites de loisirs, des services de jeunesse, de culture, de tourisme, d’aide aux communes, d’écoles départementales de musique… rien n’est prévu pour eux.

Nombre de collègues ne savent pas demain où ils devront travailler ni quelles seront leurs conditions de travail. Que deviendront leurs droits sociaux ? : Régime indemnitaire, temps de travail, congés, carrière, oeuvres sociales, droit syndical... Des centaines de non titulaires sont à la merci de suppressions de postes du fait de l’annonce gouvernementale contenue dans le pacte de responsabilité, de baisser de 11 milliards d’€uros les dotations aux collectivités.

 

Il faut cesser de considérer les personnels et les services publics comme une variable d’ajustement des économies budgétaires de l’Etat. Ceux-ci doivent disposer des moyens nécessaires pour exercer leurs missions.

Pour le SNUCLIAS-FSU toute réforme doit assurer la solidarité et la coopération entre les collectivités territoriales, l’égal accès de tous aux droits sociaux fondamentaux sur l’ensemble du territoire de la République. Elle doit aussi permettre le respect et la garantie des droits individuels et collectifs des personnels.

Nous appelons tous les parlementaires à s’opposer à cette réforme marquée par l’absence de concertation avec les représentants des personnels et porteuse de lourds dangers pour les services publics locaux, les agents territoriaux et les usagers.

Le SNUCLIAS-FSU prendra toute sa place pour informer et soutenir les mobilisations des agents contre les effets néfastes et prévisibles de cette réforme territoriale.

 

 

Unis contre l’extrême droite

Communiqués du vendredi 20 juin 2014

Un communiqué de presse commun des organisations syndicales : CGT, FIDL, FSU, UNEF, UNL, Solidaires concernant les initiatives contre l’extrême droite de la semaine prochaine.
 

La montée du vote de l’extrême droite lors des derniers scrutins municipal et européen a entraîné une série d’initiatives et de réactions. Les organisations de la campagne lancée en décembre dernier « Uni-es contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » (CGT, FIDL, FSU, UNEF, UNL, Solidaires), attachées à la convergence la plus large de toute les actions sur cette thématique,

  • Apportent leur soutien à l’appel initié par SOS racisme et au meeting organisé lundi soir à Paris au Théâtre Dejazet.
  • participeront au festival étudiant contre le racisme du 26 juin
  • seront présentes à la réunion des collectifs dite CONEX (coordination nationale contre l’extrême droite) samedi et dimanche prochains.

Par ailleurs, nos appelons à continuer la démultiplication des initiatives unitaires sur tout le territoire et à poursuivre le travail syndical engagé pour faire face sur le terrain, au plus près des salariés, des jeunes et des chômeurs.

Etats généraux du travail social à Marseille le 27 juin

Ni Assises, ni couché-e-s, nous restons debout ! ...scandaient les 350 travailleuses et travailleurs sociaux rassemblé-e-s à l'appel de la CGT et de la FSU à la faculté de médecine de la Timone à Marseille à l'occasion de la convocation des « Etats Généraux du travail social » inter région Grand Sud.

Devant la mobilisation des personnels, les représentants de l'Etat ont été obligés d'annuler ces assises. Qu'en est il de ce dossier ?

En décembre 2012, lors de « la conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale », le Président de la République annonçait la tenue d'Etats généraux du travail social, à construire avec les acteurs concernés.

Depuis les conditions du débat (absence de fait des employeurs, les conseils généraux entre autre) n'ont jamais permis d'échange avec les représentants des professions que sont les organisations syndicales.

De plus les annonces de réforme territoriale font peser une réelle menace sur les missions de l'action sociale et créent un climat anxiogène chez les personnels.

Par ailleurs les mesures de restrictions budgétaires pèsent lourd sur la réalité de ce travail (fermeture de permanences CAF dans les BdRh, diminution des moyens mis à dispositions des familles et des enfants, diminution des budgets alloués aux dispositifs d'insertion).

Les professionnels du secteur sont enjoints de répondre à une demande sociale de plus en plus forte avec moins de moyens.

Les travailleurs-euses sociaux, qu'ils-elles relèvent des collectivités territoriales, des services de l'Etat (éducation , justice …), du secteur associatif s’inquiètent de la dérive de leur métier et de leurs missions. Ils réclament la reconnaissance des qualifications acquises, de meilleures conditions de travail, une revalorisation de leur profession.

La FSU réclament avec elles et eux :

la reconnaissance du DE bac +3 au niveau II de qualification,

le positionnement en catégorie A dans les grilles des 3 fonctions publiques,

une augmentation salariale en conséquence (un travailleur social démarre sa carrière à 1,1 fois les Smic),

le déblocage des budgets garantissant aux étudiant-e-s les gratification de stage, une approche globale et non fractionnée des missions, comme cela est le cas aujourd'hui, une garantie de financement public des politiques sociales.

Ces Etats généraux sont un simulacre de démocratie et de « dialogue social », il n'existe aucune préparation en amont, aucun engagement politique.

L'annulation aujourd'hui des ces Assises à Marseille, même si elle n'est pas un but en soit est significative du climat existant dans nos professions. Elle pose de fait la question d'un vrai débat

public et démocratique et d'un engagement à consolider ces missions et à reconnaître les personnels qui les font vivre.

L'action doit continuer, la FSU s'y emploiera dans l'unité syndicale !

24 juin 2014

Unis contre l’extrême droite

Un communiqué de presse commun des organisations syndicales : CGT, FIDL, FSU, UNEF, UNL, Solidaires concernant les initiatives contre l’extrême droite de la semaine prochaine.
 

La montée du vote de l’extrême droite lors des derniers scrutins municipal et européen a entraîné une série d’initiatives et de réactions. Les organisations de la campagne lancée en décembre dernier « Uni-es contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » (CGT, FIDL, FSU, UNEF, UNL, Solidaires), attachées à la convergence la plus large de toute les actions sur cette thématique,

  • Apportent leur soutien à l’appel initié par SOS racisme et au meeting organisé lundi soir à Paris au Théâtre Dejazet.
  • participeront au festival étudiant contre le racisme du 26 juin
  • seront présentes à la réunion des collectifs dite CONEX (coordination nationale contre l’extrême droite) samedi et dimanche prochains.

Par ailleurs, nos appelons à continuer la démultiplication des initiatives unitaires sur tout le territoire et à poursuivre le travail syndical engagé pour faire face sur le terrain, au plus près des salariés, des jeunes et des chômeurs.

Paris, vendredi 06 juin 2014

Réponse du Président du Conseil Général 13

Le 2 juin nous avons écrit au Président du CG 13 :

 

Monsieur le Président,

 

 

Nous voulons par la présente vous alerter sur l’inquiétude des agents du Conseil Général 13 concernant les annonces faites dernièrement par le Président de la République ainsi que de son gouvernement sur la réforme territoriale et sur le devenir des Conseils Généraux.

 

En effet, il est annoncé dans les médias que les Conseils Généraux disparaitraient en 2020. Ces annonces ne donnent aucune information sur l’avenir de nos missions et de nos carrières comme si les missions et les agents des Conseils Généraux n’existaient pas.

 

Nous trouvons que la décision est expéditive. De ce fait, vous comprendrez l’inquiétude des agents du conseil général 13.

 

C’est pourquoi nous vous demandons que cette question puisse être abordée lors du prochain CTP du mois de juin, et que les représentants du personnel soient régulièrement tenus informés de l’avancement de ce dossier.

 

Certaines décisions, très rapides et prises de façon autoritaire, renforcent ce sentiment d’inquiétude auprès des agents. Nous voulons parler de la fermeture de la galerie d’Art à Aix en Provence, mais aussi du Château d’Avignon.

 

Nous ne pouvons pas, ne pas penser que la Collectivité, anticipe cette réforme territoriale. Si la réforme territoriale est déjà en application au Conseil Général 13 il nous semble nécessaire que vous informiez les agents afin qu’ils se préparent à défendre leurs droits, leurs missions et leurs carrières.

 

Depuis l'acte I de la décentralisation en 1982, ce sont bien les Départements qui ont assuré l'essentiel des missions sociales dont s'était délesté l'Etat. Les personnels ont été en contact direct avec la population pour assurer un rôle d'amortisseur social en préservant une égalité et une équité de traitement pour l'accès aux  droits communs, et aux missions de protection : Aide Sociale à l'Enfance, Prestation liées au Handicap, Fonds de solidarité pour le Logement, Allocation pour les personnes âgées, Revenu de solidarité active, etc...

     

Pour la FSU, au-delà de la disparition du cadre institutionnel des Conseils Généraux, la seule question qui doit être posée est bien celle du bilan et donc du devenir de toutes leurs missions et des personnels qui les assurent au quotidien avec une implication, un professionnalisme et un dévouement exemplaires : action sanitaire et sociale, archives, laboratoires, bibliothèques, environnement, transports, route, SDIS, collèges, culture, restauration scolaire, etc…

 

Depuis 30 ans, malgré la baisse des compensations financières dues par l'État, ou le recul de celui-ci dans ses propres missions de complément (logement d'urgence, petite enfance, protection maternelle et infantile, politiques de prévention sanitaire, etc...), les personnels territoriaux confrontés maintenant dans nombre de départements à des politiques d'austérité internes font face pour maintenir un service public de qualité aux usagers.

 

Dans le même temps, personne ne peut nier que le transfert de certaines missions hier mal assurées par l'Etat, a conduit des Départements à engager des actions d'ampleur pour les développer au mieux de l'intérêt des populations ainsi par exemple la reconstruction nécessaire de milliers de collèges.

 

Nous souhaitons vous faire part de toutes nos revendications sur ce vaste chantier, c’est pourquoi nous espérons pouvoir en débattre aux prochains CTP. Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer Monsieur le Président l’expression de nos cordiales salutations.

 

Voici sa réponse !

 

Réponse du Président.pdf

16 juin 2014

Lettre ouverte de la fsu

aux parlementaires du département sur la loi de clarification de l’organisation territoriale de la République

Le débat parlementaire sur le projet de loi de « clarification de l’organisation territoriale de la République » devrait avoir lieu prochainement dans un calendrier très contraint et accéléré. Il s’inscrit dans une logique libérale de mise en concurrence des territoires, à l’instar de celui promulgué en janvier sur les Métropoles. Concurrence entre eux mais également entre les collectivités territoriales et l’Etat, de grandes régions auraient davantage de poids et d’influence pour imposer leur vision aux autorités de l'état.

Si la fin du principe de compétence générale est un aspect du texte que nous soutenons, ce projet soulève par ailleurs de vives inquiétudes. Dans le contexte du pacte de responsabilité, il semble davantage motivé par une volonté de réduction des coûts, des dépenses publiques, que d’un souci de mieux répondre aux besoins sociaux de la population. Il pourrait déboucher sur une réduction des services publics locaux et faciliter l’externalisation, voire la privatisation de certains d’entre eux. Outre les Régions, il favorise les intercommunalités, échelon technocratique, entaché depuis l’origine par un déficit patent de démocratie. Il affaiblit, en revanche, l’échelon départemental au risque de mettre en danger les missions assurées au titre de l’action sociale et de la solidarité en faveur des populations les plus défavorisées dont il a en partie la charge.

De plus, l’Etat pourrait être contraint d’adapter son organisation territoriale aux échelons privilégiés par ce projet : Région et intercommunalités (dont les métropoles traitées dans le texte précédent) notamment pour le système éducatif où les collèges et écoles pourraient relever à terme des intercom et métropoles, les lycées et l’Université revenant aux Régions. Certains peuvent y voir une anticipation sur des choix pédagogiques de l'état renvoyant à la mise en place d'une « école du socle » limitant les ambitions éducatives.

La question des conditions de transfert des personnels nous préoccupe également. La réorganisation territoriale de la France pourrait déboucher sur une dégradation de la situation des agents, qu'ils soient fonctionnaires ou contractuels. Ils doivent avoir la garantie du maintien de l'emploi et des droits acquis (régime indiciaire et indemnitaire, statuts, congés, modalités de représentation des personnels …) .

Toutes les questions soulevées sont donc lourdes de conséquences et ne peuvent être traitées dans la précipitation. La FSU souhaite en conséquence l’organisation d’un réel débat démocratique, transparent et éclairé, se fondant notamment sur un bilan de l’Acte II de la Décentralisation, qui n’a jamais été fait, afin que le projet de loi ne reproduise pas ses conséquences néfastes, en particulier le développement des inégalités territoriales. Ce débat doit intégrer la question des financements, de la fiscalité locale et de la péréquation financière entre territoires dans une logique de solidarité.

Elle vous demande d’agir afin de lever les doutes sur les motivations réelles de ce projet. En tant que parlementaire vous avez le pouvoir de faire évoluer le texte dans le sens d’une plus grande démocratie directe et de proximité au sein des Collectivités territoriales. La réorganisation territoriale de la République doit permettre également de mieux répondre aux besoins sociaux de la population, en définissant sur ce critère là, et non sur des critères technocratiques et/ou de compétitivité économique, l’échelon le plus pertinent pour chaque compétence. L’enjeu est de répondre aux attentes des usagers, des citoyens, en matière d’accès à des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire et de réduction des inégalités sociales et territoriales, et ce dans une perspective de transition écologique de la société.